Volume 1
Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others].
- Charles-Adolphe Wurtz
- Date:
- [1880?-1886?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others]. Source: Wellcome Collection.
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Il est probable que, dans une première phase de la réaction, il se produit l’anhydride acétique monobromé C2H30 vn C2H2BrO qui se dédouble ensuite en anhydride acétique et anhydride bibromé : 2 /Ci'H30 n \C2H2Br O x °) (C2II30)20 + C2H2BrO v. n C2 H2 Br O ^ U Anhydride hypochloracétique (acétate de chlore). — Cet anhydride dissous dans l’anhy- dride acétique absorbe l’acétylène à une tempé- rature de — 10° ; l’eau précipite du mélange un liquide aromatique bouillant vers 120° sous une pression de 2 centimètres. Ce corps renferme C2H2 / (OC2H3O)2 \ Cl* [Prudhomme, Compt. rend., t. LXX, p. 1136]. Il agit également sur l’amylène; on obtient trois composés bouillant sous une pression de 4 millimètres à 85°, 102° et 140°. La distillation n’opère qu’une séparation incomplète ; le produit intermédiaire parait renfermer C5 H9 Cl ^ 0C21I30 ^ Cl [Prudhomme, Bull, de la Soc. chim,, 1870, t. XIV, p. 3]. Avec l’éthylène, MM. Schützen- berger et Lippmann ont obtenu le glycol acéto- chlorhydrique C*H< °081180 [Bull, de la Soc. chim., 1865, p. 438]. E. Grimaux. ACÉTOXAMINE. — Voyez p. 17. ACÉTONE. — Aux réactions fournissant l’acé- tone il faut ajouter les suivantes : 1° L’oxydation de divers corps renfermant le radical isopropyle, tels que Vamylène (Würlz), Visopropylœnantliyle (Popofï), l’acido isobuty- rique, etc.; 2° La distillation de l’acétylacétate de méthyle avec un acide fort (voyez t. II, p. 406) CsH803 + H20 = C3IIeO -f CO2 -f Cil3.OH; 3° En traitant par l’acide sulfurique étendu, et le zinc en grenaille, à une douce chaleur, des cristaux d’hydrate de dibromodichlora- cétone (voyez plus loin), on obtient, au bout d’un temps assez long, de l’acétone. La réduction peut être faite au moyen de l’acide iodhydrique O. Lange, üeutsch. chem. Gesellsch,, t. VI, p. 98] ; 4° M. Sorokine a obtenu de l’acétone en fai- sant réagir l’oxyde d’argent sur le diiodhydrate d’allylèue C3 H*.2III. Il en conclut que la for- mule de ce dernier est CH3.CI2.CH3 [Deutsch chem. Gesellsch., t. VI, p. 562] ; 5° L’acide sulfurique saturé d’allylène, étendu de beaucoup d’eau et distillé, fournit de l’acé- tone et du mésitylène [A. Schrohe, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIII, p. 17 et 367]; 6° L’acétone a été aussi signalée, accompagnée d’alcool, dans l’urine d’un diabétique [Mar- kownikoff, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIII, p. 1683, et t. IX, p. 1604]. DÉRIVÉS CHLORÉS DE L'ACÉTONE. — MoNO- chloracétone. — L’action ménagée du chlore sur l’acétone donne la monochloracétone, parti- culièrement quand on opère sur de l’acétone ren- fermant encore de l’alcool méthylique [Kri- waksin, Deutsch. chem. Gesellsch., t. IV, p. 563, et Bischoff, ibid., t. V, p. 863]. Ce corps bout à 118-121°. Il a ôté obtenu également par M. L. Henry en traitant par l’acide sulfurique le pro- pylène dichlorè [Deutsch, chem, Gesellsch., t. V, p. 190]. Pour cela, il a agité 45 grammes de propylène dichlorè avec 250-300 grammes d’acide sulfurique concentré pendant 15 minutes environ, puis il a ajouté de l’eau et distillé. La monochloracétone traitée par la potasse en excès se colore en beau rouge carmin. Avec l’acétate de potassium, en solution alcoolique, elle fournit un éther facile à séparer par distil- lation, C H3- C O - C H2 (C2 H3 O2). Densité à 11° = 1.053. Point d’ébullition, à 745mm de pression, vers 175°. Cet éther est très soluble dans l’eau, dans l’alcool et dans l’éther. Densité de vapeur, 4,02; théorie, 4,00. Il est neutre et devient acide au contact de l’eau ou de l’air humide. Le perchlorure de phosphore l’attaque à froid sans dégagement d’acide chlorhydrique. On n’a pas réussi à isoler l’alcool correspondant à cet éther. La monochloracétone n’a pas donné par l’éthy- la'n de sodium un éther CH3-C0-CH2(C2H50) [I.. Henry, Deutsch. chem. Gesellsch., t. V, p. 906]. La monochloracétone laissée en digestion pendant 24 heures avec l’acide cyanhydrique concentré en présence de l’alcool, au bain- marie, dans un appareil à réfrigérant ascendant, donne, après évaporation au bain-marie, une huile soluble dans l’eau, qui ne peut pas être purifiée par distillation. Traité par l’acide chlorhydrique étendu, ce composé fournit un acide que l’on sépare en évaporant et en reprenant par l’éther. La solution éthèrée, décolorée par le noir animal, abandonne une huile qui se prend en cristaux prismatiques. Ceux-ci sont l’acide monochlora- cètonique, CH2C1-C-CI13 / \ OH CO2 II. La combinaison primitive était donc le cyanure CH2 Cl-C-CH3 /\ OH CAz. Le monochloracètonate de sodium est une masse cristalline déliquescente ; le sel ammo- niacal est aussi cristallisable dans le vide. Le sel de plomb est vitreux et soluble dans l’alcool et dans l’eau. h’éther éthylique a été obtenu dans un état de pureté incomplet par l’action de l’acide chlorhy- drique sur la solution alcoolique de l’acide, et par évaporation au bain marie. Il reste une huile d’odeur agréable, décomposable par la distillation. On a constaté que le chlore de l’acide mono-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121193_0001_0024.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)