Volume 1
Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others].
- Charles-Adolphe Wurtz
- Date:
- [1880?-1886?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![chloracétonique peut être remplacé par le groupe CAz [Bischoff, Deutsch. chem. Gesellsch., t. V, p. 804]. Dichlouacétones. — 1° Dichloracetone dissymé- trique, G H3-CO-CH Cl*. — Ce composé s’ob- tient en saturant de chlore l’acétone pure refroidie, jusqu’à ce qu’elle commence à se colorer en jaune et à dégager des fumées d’acide chlorhydrique. A ce moment, on chasse l’acide chlorhydrique par digestion dans un appareil à réfrigérant ascendant; on distille, et, après un petit nombre de fractionnements, on isole la dichloracétone bouillant à 120°. On peut aussi laver avec un peu d’eau et ajouter un mélange de chlorure de calcium et d’acide chlorhydrique. La dichloracétone peut également se préparer par électrolyse d’un mélange d’acide chlorhy- drique et d’acétone. Dans cette réaction, outre la dichloracétone bouillant à 120°, M. Mulder a obtenu en petite quantité un produit ayant la même composition et bouillant entre 135 et 140°. Traitée par le sulfhydrate de potassium K S H, la dichloracétone fournit un composé CHI* S O. C’est un corps peu stable, soluble dans l’éther, dont la solution alcoolique donne avec le sous- acétate de plomb un précipité rouge renfer- mant C3Il6PbS03. Ce dernier est pyrophoriquc à 110°; il noircit lorsqu’on le chauffe avec l’eau, et semble donner un composé C3H609 en même temps que PbS. La liqueur aqueuse renferme, en effet, un produit sirupeux qui brunit par la potasse, réduit le carmin d’indigo, donne l’odeur do caramel lorsqu’on le chauffe, et qui est précipité par l’acétate de plomb. Lorsqu’on chauffe la dichloracétone avec la potasse, on obtient un produit analogue en même temps qu'un autre qui, avec le sous-acétate de plomb, fournit un composé 2C9ll9Os.Pb [Mulder, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIII, p. 100]. Cyanhydrine de la dichloracetone. — Par digestion au bain-marie, la dichloracétone se combine avec l’acide cyanhydrique aqueux con- centré; le produit huileux restant après évapo- ration est peu stable et se décompose lorsqu’on chauffe; il renferme C3 IP Cl2 O.CAz II. Traité au bain-marie par l’acide chlorhydrique moyen- nement concentré, il fournit, avec production de sel ammoniac, L’acide dichloroxyisobutyrique ou dichloroacèlonique. Pour séparer ce dernier, on évapore au bain-marie et on reprend par l’éther. Après évaporation de l’éther, il reste une huile qui se prend en cristaux prismatiques épais. Ceux-ci, séchés sur l’acide sulfurique, ren- ferment CUClC G (O H)-CO2H. L’acide ne peut pas être distillé, mais se sublime en prismes rayonnés. Il fond à 82-83°. Le sel d'argent C*H«AgCl*0* est cristallisable, peu soluble dans l’eau à froid, altérable à la lumière. En chauffant la solution, on voit se séparer du chlorure d’argent. Le sel ammoniacal s’obtient par neutralisation d une solution alcoolique de l’acide par l’ammo- maque alcoolique, sous la forme d’une masse cristalline de prismes soyeux entrecroisés. Ce sel se décompose à chaud. Celui de potassium est assez soluble dans * alcool, et très soluble dans l’eau ; cristallisable dans 1 alcool, en aiguilles plates et en croûtes cristallines. Il se décompose quand on chauffe scs solutions. Le sel de baryum se présente en prismes limpides. Il existe deux sels de plomb. Le premier se dépose en boules cristallines, de la liqueur obtenue en dissolvant du carbonate de plomb fraîchement précipité dans l’acide. Ensuite il cristallise des prismes transparents, beaucoup plus solubles. Le premier paraît être un sel neutre hydraté, le second un sel basique. L’éther éthylique s’obtient par l’action de l’acide chlorhydrique sur une solution alcoolique de l’acide, sous la forme d’une huile que Ton sépare en évaporant au bain-marie, lavant avec un peu d’eau, reprenant par l’éther, séchant avoc le chlorure de calcium et chassant l’éther. L’éther CH13CI!03 (C2H3) distille en se décom- posant entre 208 et 215° [Bischoff, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIII, p. 1332]. 2° Dichloracétone symétrique. — M. Markow- nikoff et MM. Glutz et Fischer ont préparé la dichloracétone symétrique C H2 Cl - C O - C H2 Cl par oxydation de la dichlorhydrine symétrique bouillant à 174° [Deutsch. chem. Gesellsch., t. VI, p. 1210; Journ. fur prakt. Chem., t. IV, p. 52]. Le premier Ta obtenue sous la forme de cristaux fondant à 43°; les derniers sous celle d’une huile bouillant à 170°. On connaît encore d’autres produits ayant la composition de la dichloracétone : l’un a été isolé, sous la forme de gros prismes, des produits bouillant entre 140 et 170° de la préparation de la monochlora- cétone. Il fond à 44° et parait identique avec la dichloracétone de Markownikoff. Les prismes se subliment facilement et sont insolubles dans l’eau, facilement solubles dans l’alcool et dans l’éther. Bien séchés entre des doubles de papier, ils sont inodores. Ils paraissent être un produit de polymérisation de la dichloracétone propre- ment dite [Barbaglia, Deutsch. chem. Gesellsch., t. \ .1, p. 408]. M. Mulder en a obtenu un autre cristallisable, par l’action de l’acide chlorhydrique sur le produit de la réaction du cyanure de potas- sium sur la dichloracétone. C’est peut-être un mélange de cette dernière avec l’acide dichlora- cétonique. Trichloracétone. — Ce corps a été obtenu à l’état de pureté bouillant de 170-172°, en trai- tant par l’acide chlorhydrique sec l’hydrate cristallin et fondu provenant de l’évaporation de la solution aqueuse de trichloracétone. Cette dernière a été obtenue elle-même par l’action du chlore sur le produit d’oxydation de l’alcool isobutyrique qui renferme de l’acétone [Kramer, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VII, p. 256]. La trichloracétone CCI3-CO-CH3 prend aussi naissance par l’action du chlore sur l’acide citraconique [Gottlieb et Morawski, Journ. fur prakt. Chem. (2), t. XII, p. 1 et p. 369]. L’hydrate renferme C3H3C130.2I120. Il fond vers 44°. Il se sépare à la distillation en hydrate aqueux et anhydride. L’anhydride lui-même cristallise à la longue en tables quadrangulaires solubles dans l’eau. L’acide azotique concentré les dissout sans altération. L’hydrate de baryum en sépare du chloroforme. En saturant de chlore l’acétone pure, on obtient un mélange de dichloracétone et de tri- chloracétone que Ton peut séparer par distilla- tion fractionnée. La partie bouillant de 165- 175°, mise en contact avec l’eau au froid, se prend en beaux cristaux tabulaires ou prisma- tiques, qui sont purs après un lavago à l’eau. L’acétone trichlorèe attire l’humidité et donne des cristaux d’hydrate que Ton peut transformer en anhydride par l’action de l’acide chlorhy- drique sec. Traitée par l’aniline avec addition de lessivo de potasse, suivant la réaction indiquée par M. Hofmann, elle dégage une odeur marquée de cyanure de phényle, preuve qu’elle renferme le groupe CCI3 et possède, par conséquent, la for- mule de constitution suivante : CC13-C0-CH3.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121193_0001_0025.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)