Volume 1
Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others].
- Charles-Adolphe Wurtz
- Date:
- [1880?-1886?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![L’action de l’acide iodhydrique semble régé- nérer la dichlorhydrine, avec dépôt d’iode et formation d’acide bromhydrique [Carius, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLV, p. 35]. Action ue l’acide iodhydrique. — M. Silva a obtenu de l’iodure d’isopropyle par l’action de l’acide iodhydrique gazeux sur l’acétone refroi- die entre 0 et -j- 5°. Il se produit encore d’autres combinaisons iodées bouillant à une température plus élevée [Bull, de la Soc. chim., 1875, t. XXIV, p. 97]. Action de l’acide cyanhydriqde. — M. F. Urech a fait agir un courant lent d’acide ehlorhydrique liquide ou gazeux sur de l’acé- tone additionnée de cyanure de potassium. Il n’a pas pu isoler du produit de la réaction la combinaison de molécules égales d’acide cyanhy- drique et d’acétone, mais bien celle de deux molécules d’acétone et une d’acide cyanhy- drique. C’est un corps cristallin fondant à 135° et se sublimant facilement en belles aiguilles minces. Il se dédouble par l’addition d’acide chlorhydrique, avec production de sel ammoniac, en acétone et acide oxy-isobutyrique. La cyanhydrine diacétonique se combine avec le chlorure de calcium et donne un corps cris- tallisant en grandes aiguilles qui renferme (C3II60)2C AzH -f CaCl* -f 4 H* O [Deutsch. chem. Gesellsch., t. IV, p. 526]. En employant un mélange d’acétone avec le cyanure et le cyanate de potassium, M. Urech a obtenu, par fixation de CAzlI et de CAzOII, le composé C5Il,AzsO!, l’acétonylurée. L’action de l’eau de baryte transforme ce corps en acide acétonuramique, C5H1#Az*03, et le dédoublement de ce dcVnier par les acides fournit l’acide a-amido-isobutyrique [Deutsch. chem. Gesellsch., t. V. p. 643]. Action du trisulfure de phosphore.— Duplo- sul[acétone. — Lorsqu’on arrose, dans un appa- reil à reflux, 1 molécule de trisulfure de phos- phore avec 6 molécules d’acétone, on voit se produire une vive réaction. Après que celle-ci s’est apaisée, on chauffe encore quelque temps au bain-marie. Au bout de 24 heures de repos, le liquide se sépare en deux couches, dont la supérieure donne à la distillation d’abord de l’acétone inaltérée, puis un liquide d’une odeur désagréable bouillant entre 170 et 190°. Après plusieurs fractionnements, ce produit bout de 183-185°; il forme une huile jaunâtre, qui irrite vivement la peau, et dont les vapeurs piquent les yeux. Il renferme C6Hi*Ss, ainsi que le prouvent les analyses et la densité de vapeur 5.08 (théorie 5.11). La couche inférieure renferme encore un peu de cette acétone sulfurée polymère, mélangée avec des dérivés éthérés de l’acide phospho- reux. r La duplosulfacétone ne se mélange pas avec 1 eau, mais bien en toute proportion avec l’alcoo e[ • ^ î.er Ea so^u*'*on alcoolique donne un pré cipité blanc volumineux, avec le bichlorure d< mercure dissous dans l’alcool. • ?nnoPeut désulfurer le produit en le chauffant aYec d9 cuivre en poudre [Wislicenus, teitsch. fur Chem., 1869, p. 324]. CT ION DU BICHLORURE DE MERCURE EN PRÉSENCI wm P0TA?E- ~ En versant une solution de bichJorure de mercure dans un mélange d’acé- tQne et de potasse étendue, M. J.-E. Iteynolds a vu se dissoudre l’oxyde de mercure Vabord rnrpPntér ° Conilnue «■ ajouter du bichlo- Si l-nn fi!111' par 86 former un précipité blanc. faun^rf1 a, Ce m°meDt’ °n 0bÜCnt une liqueur jaunalie opalescente, qui se prend en celée quand on la chauffe. Soumise à la dialyse, elle a Suppl. ' fourni un corps qui, évaporé sur l’acide sulfu- rique, renfermait (C6 H6 O)2 3 Hg O. L’addition à la solution d’une trace d’acide ou d’alcali libre, ou d’un sel tel que le chlorure de calcium ou l’acétate de sodium, suffit pour faire prendre la solution en gelée. Le mercure n’est pas réduit par une lame de cuivre. L’acide chlorhydrique et l’hydrogène sulfuré décomposent le produit, et la liqueur fournit de l’acétone à la distillation. D’autres acétones, telles que la propione, la butyrone, la valérone, donnent des réactions ana- logues [Deutsch. chem. Gesellsch., t. IV, p. 483]. ACTION DE L'AMMONIAQUE SUR L’ACÉTONE. MM. Oechsner et Pabst ont constaté, contrai- rement a l’assertion de M. Vincent, que l’action de l’ammoniaque sur l’acétone ne fournit ni aldéhyde ni méthylamine [Bull, de la Soc. cliim., 4874, t. XXI, p. 295]. Il se produit au contraire une série de bases, dont trois ont été isolées par M. W. Ileintz [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLXXIV, p. 133, et t. CLXXVIII, p. 305], et par MM. Sokoloff et Latschinoff [Deutsch. chem. Gesellsch., t. VII, p. 1384], et une, l’acétonine, par M. Mulder. Le compose auquel M. Staedeler avait donné le nom d’acetonine serait, d’après M. Ileintz, de la diacétonamine impure [Staedeler, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CIX, p. 305]. La combinaison d’ammoniaque et d’acétone décrite par ce chi- miste n’existerait pas davantage. Diacétonamine, C6H13AzO. — On fait arriver a la surface de l’acétone maintenue à l’ébullition un courant de gaz ammoniac sec, et on fait passer les vapeurs dans un tube chauffé par un courant de vapeur d’eau (réfrigérant de Liebig), puis dans un récipient refroidi où elles se con- densent. On neutralise le produit distillé avec de l’acide sulfurique étendu de son volume d’eau ; on distille l’excès d’acétone, on évapore à sec et on reprend le résidu par l’alcool absolu bouillant. Celui-ci dissout le sulfate de diacé- tonine et l’abandonne par le refroidissement à l’état cristallin. Les eaux mères retiennent un autre sel, précipitable par l’éther. Pour isoler la diacétonamine, on traite le sul- fate par la soude concentrée, on agite le mé- lange avec de l’éther et on distille ce dernier. La diacétonamine reste sous la forme d’un liquide incolore d’une odeur ammoniacale parti- culière, plus léger que l’eau, dans laquelle il ne se dissout pas en toute proportion. Elle est plus soluble à froid qu’à chaud. L’alcool et l’éther la dissolvent en toute proportion. Chauffée au-dessus de 100, elle entre en ébul- lition en se décomposant partiellement, san3 doute, en oxyde de mésityle et ammoniaque. La distillation dans le vide est également accom- pagnée de décomposition. La diacétonamine brunit lorsqu’on chauffe à l’air; elle absorbe l’oxygène à la longue. On l’a obtenue pure en déshydratant par la soude fondue la solution éthérôe de la base et en chassant l’éther à l’aide d’un courant d’hy- drogène et d’une aspiration. MM. Sokoloff et Latschinoff laissent agir pen- dant quelques semaines, à la température ordi- naire, l’ammoniaque sur l’acétone. Ils saturen. ensuite à l’aide de l’acide oxalique en poudre. L’alcool absolu dissout seulement l’oxafate de diacétonamine, que les chimistes russes appellcn diacélone- hydramine. Les eaux mères acéto- niques, évaporées à sec, abandonnent à l’alcool une nouvelle portion d’oxalate de diacétonamine, puis de l’oxalate de triacétonamine ou triacétone- hydramine. Le résultat est le môme, que l’on opère avec l’ammoniaque aqueuse ou alcoolique [Sokoloff et Latschinoff, loc. cit.].](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121193_0001_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)