Volume 1
Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others].
- Charles-Adolphe Wurtz
- Date:
- [1880?-1886?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![rhombiqucs, ayant une réaction-neutre, et qui n’est autre chose que l’alcool-lactide CO —O CH* -C- C H* -C (C H*)s O H ou triméthyloxybutylactide. Traité par les alca- lis, il donne un acide oui est probablement l’acide t r iméthylo xy b uty lactique [W. Heintz, Liebig’s Ann., t. CXCII, p. 354]. ACIDE AlIlDOTRiMÉTHYLOXYmJTYRKJÜE, C7 IIt3Az03H!. — L’anhydride amidotriméthyloxybutyrique, sou- mis pendant quelque temps à l’ébullition avec de l’eau et de l’hydrate de baryum, fournit, après addition d’une quantité de sulfate de cuivre suffi- sante pour précipiter, dans la liqueur bouillante, toute la baryte, une solution d’un beau bleu qui, filtrée à chaud, laisse déposer après évaporation au bain-marie des cristaux microscopiques vert- bleuàtre, peu solubles dans l’eau, surtout à froid ; ceux-ci constituent le sel de cuivre de l’acide ami- dotriméthyloxybutyrique. La transformation de l’anhydride n’est d’ailleurs jamais complète; il faut traiter les eaux mères du sel de cuivre par une nouvelle quantité de baryte, car elles renfer- ment encore une quantité notable du composé pri- mitif. Lo sel de cuivre est plus soluble dans l’alcool que dans l’eau. Cristallisé dans l’alcool, il renferme une certaine quantité d’alcool de cristallisation en plus de l’eau dont il contient 2 molécules, comme lorsqu’il cristallise dans l’eau (C7II,3Az03Cu + 2 1-1*01. Le sel de cuivre, décomposé par l’hydrogène Bulfuré, fournit l’acide, qui s’obtient par évapo- ration de sa solution sous la forme d’une masse cristalline incolore. Il est assez soluble dans l’eau et presque autant à chaud qu’à froid, et cristallise par évaporation lente en prismes dinorhombiques sans eau de cristallisation. Il est à peine soluble dans l’alcool et dans l’éther. Il n’agit pas sur le papier de tournesol. Douce- ment chauffé, il fournit l’anhydride primitif qui se sublime en cristaux brillants avec dégage- ment d’eau. Le sel d’argent est incristallisable. L’acide traité par l’acide sulfurique étendu se combine avec lui et donne une matière sirupeuse incristallisable, soluble dans l’alcool absolu; la solution laisse déposer par l’addition d’éther de petits cristaux renfermant (C7Hl5Az03)!S04H2. L’acide se combine également avec l’acide chlorhydrique et avec l’acide azotique, en don- nant des sels cristallisables. La formule de constitution de l’acide est la suivante : C H3 - C (0 H) (C Os II) - C II2 - C (C II3)* - Az H2. [Heintz, Liebig's Annal., t. CXCn, p. 329]. M. lleintz a constaté que cet acide se forme en petite quantité, indépendamment de l’anhy- dride amidotriméthyloxybutyrique, lorsqu’on traite par l’acide chlorhydrique concentré le pro- duit de la réaction de l’acide cyanhydrique sur le chlorhydrate de diacétonamine. L’acide est mêlé à l’état de sel d’argent insoluble avec le chlorure d’argent [page 18). La liqueur filtrée, privée d’argent par l’acide sulfhydrique et neutralisée par la baryte, a donné a l’évaporation des cristaux de l’anhydride en quantité notable. Les eaux mères, traitées par l’oxalate de baryum pour précipiter l’acide sulfurique qu’elles renferment, étant reprises, après évaporation, par l’alcool, il reste l’oxalate insoluble d’une base (C7HuAz20)2Cs04H2 dont les cristaux microscopiques paraissent ’clino- rhombiques. Ils sont solubles dans l’eau et cristallisent de leur solution aqueuse en petits cristaux grenus brillants. Ils sont insolubles dans l’alcool. L’addition du chlorure de platine fournit un chloroplatinate assez soluble dans l’eau à chaud, peu soluble à froid, qui renferme (C7 H14 Az2 O.H Cl)2 Pt Cl4. Il cristallise en petits prismes jaunes ou orangés, orthorhombiques; angles : UngUi — 112°41 en avant, &t/2&i/s = 125°3G de côté. g3p3 = 137°52'. On trouve en outre la face 11'. Le sel de platine décomposé par l’hydrogène sulfuré donne par évaporation de grands cris- taux incolores de chlorhydrate. La base libre s’obtient en traitant la solution concentrée du chlorhydrate par la soude et en agitant avec de l’éther. Après évaporation de l’éther, il reste une masse cristalline incolore, facilement soluble dans l’eau. La base libre attire l’acide carbonique de l’air. Traitée à l’ébullition par l’hydrate de baryum, elle fournit de l’ammoniaque et de l’anhydride amidotriméthyloxybutyrique. Elle se comporte donc comme un nitrile. Il existe une base iso- mérique avec la précédente. Elle s’obtient en traitant par l’acide chlorhydrique le mélange d’acide cyanhydrique et de chlorhydrate de diacétonamine, sans chauffer à 120°. Cette base se décompose par les alcalis en fournissant de l’acide formique, du sel ammoniac et du chlor- hydrate de diacétonamine. Elle constitue donc la carbylamine correspondante. M. Heintz les désigne : la première par les noms d'amidotriméthyloxybutyronitrile ou ni- trilodiacètonamine, et la deuxième par ceux à’amidotriméthyloxypropylocarby lamine ou car- bylodiacèlonamine. Il se produit aussi dans la réaction une petite quantité d’acide amidoxybulyrique [Heintz, Lie- big’s Annal., t. CXCII, p. 345]. Triacétonamine [Triacétonhydramine, Soko- loffet Latschinoff], C9H|7AzO.—On l’obtient en chauffant au bain-marie, dans des tubes scellés, pendant quelques heures, de l’acétone saturée d’ammoniaque. On neutralise par l’acide chlor- hydrique, on évapore au bain-marie et on reprend le résidu par l’alcool absolu. On traite la solu- tion par quelques gouttes de chlorure de platine, qui précipite une petite quantité de sel ammo- niac, ainsi que la déhydrotriacétonamine (voir plus loin). On filtre et on ajoute au liquide filtré, additionné d’éther, un excès de chlorure platinique solide. Il se produit un précipité sirupeux, qui cristallise après un certain temps et qui renferme les chloroplatinates de diacé- tonamine et de triacétonamine. On sépare faci- lement ces chloroplatinates en faisant cristalliser leur solution aqueuse dans le vide; celui de triacétonamine cristallise d’abord en longues aiguilles jaune-orangé; ces cristaux se mélangent ensuite de prismes volumineux de chloroplati- natc de diacétonamine faciles à séparer méca- niquement. La triacétonamine libre s’obtient en précipi- tant le platine par l’hydrogène sulfuré, et en décomposant par la soude le chlorhydrate éva- poré à consistance sirupeuse. Elle est soluble dans l’éther, qui l’abandonne par l’évaporation dans un courant d’air sec en aiguilles anhydres ou en tables quadratiques incolores renfermant 1 molécule d’eau. La forme primitive des cris- taux, qui sont d’apparence quadratique, est un prisme orthorhombique dans lequel Taxe princi- pal, la grande diagonale et la petite diagonale sont dans les rapports 1 : 0,9798 : 0,9580. La face la plus développée est la base p, parallèlement](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121193_0001_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)