Volume 1
Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others].
- Charles-Adolphe Wurtz
- Date:
- [1880?-1886?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![volumineux. Ce sel est soluble dans l’eau bouil- lante, peu soluble dans l’alcool bouillant. L’al- cool absolu renfermant de l’acide chlorhydrique le dissout abondamment à chaud et l’abandonne en cristaux très nets par le refroidissement. Ses cristaux appartiennent au type anorthique: pgl == 117°35; /Hp* = 112» 59; xp = 132°49;a;pi = 97°43; x h' = 133°0', etc. Le chlorhydrate s’obtient en précipitant le platine du sel précédent par l’hydrogène sulfuré. Après filtration et évaporation, il reste une masse sirupeuse, qui cristallise très lentement sur l’acide sulfurique. Il est très soluble dans l’alcool, mais ne cristallise pas non plus de sa solution. On obtient la base libre en traitant le chlor- hydrate par une lessive de soude concentrée. La base se rassemble à la surface sous la forme d’une huile. On la sépare facilement en la dissolvant dans l’éther, desséchant la solution avec la po- tasse fondue et distillant. La base pure passe de 174 à 175°, sous la forme d’un liquide incolore, un peu sirupeux, miscible à l’eauj à l’alcool, à l’éther. Elle attire l’acide carboniçjue de l’air et donne un sel cristallisé en aiguilles. Son odeur rappelle celle de l’oxyde de mésityle, tout en étant ammoniacale; elle pos- sède une saveur alcaline. Elle a une tension de vapeur suffisante à la température ordinaire pour fumer en présence d’une baguette mouillée d’acide chlorhydrique. Oxalate neutre. — La solution de la base, neutralisée par l’acide oxalique, fournit par éva- poration un résidu cristallin soluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool. La solution aqueuse abandonne par l’évaporation lente des cristaux microscopiques tabulaires ou prismatiques. La solution alcoolique fournit par le refroidis- sement des cristaux aciculaires, a réaction alca- line; c’est l’oxalate neutre (C8H‘3Az0)2C2H20*. L’évaporation donne des cristaux de sel acide. Uoxalate acide se produit aussi par l’addition d’acide oxalique au sel neutre. Il se dépose par le refroidissement de sa solution aqueuse bouil- lante en cristaux tabulaires renfermant (C6 H15 Az O) C2 H2 O4 + H2 O. Carbonate. — En faisant passer un courant d’acide carbonique dans une solution éthérée de diacétonalcamine, on obtient un précipité blanc. Celui-ci est soluble dans l’eau, qui l’abandonne par évaporation en cristaux lamel- laires et en aiguilles imprégnées de base libre. D’après M. Heintz, le précipité serait un carbo- diacétonalcaminate de diacétonalcamine, qui, sous l’influence de l’eau, se dédouble en carbo- nate de diacétonalcamine et en base libre. TrIACÜTONALCAM IXE ET PSEUDOTRIACÉTONAIXAM1NE. — Le produit de la réaction de l’amalgame de sodium sur la triacétonamine en solution alcoo- lique, neutralisé par l’acide chlorhydrique et chauffé jusqu’à expulsion de l’alcool, donne par l’addition de la soude une base liquide à chaud, qui se concrète par le refroidissement. Si l’on agite le tout avec de l’éther, on voit celui-ci dissoudre le produit; mais en même temps il provoque le dépôt d’une matière pulvérulente qui se réunit en grande partie à la surface de séparation des deux liquides. La partie soluble est la triacétonalcamine. Le produit insoluble est une base que M. Heintz nomme pseudotriacétonalcamine et qui, dissoute dans l’acide chlorhydrique étendu, se sépare par l’addition d’un faible excès de soude sous la forme d’un précipité cristallin aciculaire. La base est peu soluble dans l’eau et dans l’éther; très soluble dans l'alcool à chaud et cristalli- sable par le refroidissement. Elle renferme CmisAzO. Elle fond à 180° et se sublime lentement. La solution chlorhydrique est précipitée par la soude et non par l’ammoniaque. Son azotate est peu soluble. Son chloroplatinale (C9lI19AzO.IICl)2PtCl* -f 5üsO cristallise dans le type orthorhombique: mm = 100°24'; e' e' = 130° 39'; on trouve encore les faces /H et g1. M. Heintz pense que I'ette base a pu se for- mer par hydrogénation d’une petite quantité de vinyldiacétonamine qui serait restée mélangée avec la triacétonamine. Ne serait-ce pas plutôt la pinacone de la triacétonamine, formée par addition de 2 atomes d’hydrogène à 2 mo- lécules de triacétonamine se soudant par leurs groupes (CO)? La base serait alors C18Il36Az202 et son chlorhydrate C18H38Az202.2 HCl. Le chlorhydrate de triacétonalcamine est peu soluble dans l’alcool froid et cristallise facile- ment par le refroidissement de sa solution alcoo- lique bouillante; on le sépare ainsi facilement de l’excès possible de sel de triacétonamine. Il cristallise dans l’alcool en aiguilles ou en tables quadratiques; sa solution aqueuse l’abandonne par l’évaporation en cristaux assez volumineux anhydres. Il se sublime lentement vers 200° en aiguilles; au-dessus, il brunit et se décompose. Le chloroplatinate se dépose en aiguilles de la solution aqueuse de chlorhydrate addition- née de chlorure de platine et d’alcool mélangé d’éther. La solution aqueuse l’abandonne en agrégations sphéroïdales. Si ce dernier est ajouté en trop grande quantité (11/2 fois le volume de l’alcool), il précipite le chlorhydrate incolore et non le chloroplatinate. L’alcool chargé d’acide chlorhydrique le dissout facilement à chaud, mais ne donne, par le refroidissement, que des cristaux incolores de chlorhydrate. Lorsqu’on transforme en sel plalinique un mélange d’équivalents égaux des chlorhydrates de triacétonalcamine et de triacétonamine, on obtient un chloroplatinate double ne fournis- sant ni les agrégations sphéroïdales du premier, ni les aiguilles du deuxième, mais des tables rhombiques, renfermant C9Hl7AzO.IIC! C9II19AzO.HCl Pt Cl* [Heintz, Liebig’s Ann. der Chem., t. CLXXXIII, p. 317]. La base libre C9H19AzO se sépare par l’addi- tion d’un excès de potasse caustique à la solutioç aqueuse du chlorhydrate, et fond en partie si l’on fait bouillir le mélange. On la sépare par l’éther, qui doit être employé en assez grande quantité. Sa solution éthérée l’abandonne par évapo- ration en tables rhomboïdales ou hexagonales. On peut aussi filtrer sur l’amiante le produit précipité par un excès de potasse, redissoudre le précipité dans un peu d’eau et faire cristalli- ser la solution dans le vide, sur des fragments de soude caustique. On peut laver les cristaux avec l’ammoniaque concentrée, dans laquelle ils sont peu solubles. Si l’on sature de gaz ammoniac la solution aqueuse concentrée de la base, on la voit se précipiter en grains cristallins blancs. Les solutions aqueuses restent facilement sursaturées. En y introduisant un fragment de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121193_0001_0032.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)