Volume 1
Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others].
- Charles-Adolphe Wurtz
- Date:
- [1880?-1886?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![nolique, et qui par saponification donne une acétone-phénol C6 H5-C O-C6 H5.0 H [Deutsch. cliem. Gesellsch., t. VI, p. 1238], Il paraît probable que ces réactions rentrent dans celles étudiées par MM. Friedel et Crafts, et sont dues non pas à l’action du fer ou du zinc, mais bien à celle des chlorures de ces métaux, qui fonctionnent à la façon du chlorure d’alu- minium, ainsi que l’ont constaté directement MM. Friedel et Crafts. En faisant réagir sur l’oxychlorure de carbone à 120° un excès de diméthylaniline, on obtient une acétone, la diamidobenzophénone tétramé- thylée, CO [C6H4.Az(CH3)2]2. Ce corps est basique et forme un chloroplatinate cristallisé en la- melles jaune d’or. Il se produit en même temps un composé neutre C® H3.Az (C H3)2-[C O-C® H'> Az (C H3)2]2 [Michler, Deutsch. chem. Gesellsch., t. IX, p. 710]. MM. Wagner, Kannonikoff et Saytzell ont obtenu des alcools secondaires, donnant par oxy- dation régulière des acétones, en faisant réagir les iodures alcooliques et le zinc granulé sec, avec addition de zinc-sodium en poudre, sur le formiate d’éthyle. C’est ainsi qu’avec l’iodure d’éthyle ils ont préparé le diéthylcarbinol, bouillant à 116-117°, qui donne par oxydation l’acétone C5Ht°0, le diéthylcarbonyle ou éthyl- propionyle. L’iodure de méthyle a fourni un alcool butylique secondaire bouillant à 80° et donnant par oxydation le méthyl-éthyl-carbonyle [Bull, de la Soc. chim., t. XXIII, p. 179 et 180]. 3° Action des anhydrides d’acides monoba- siques sur les combinaisons organo-métalliques. M. Saytzeff a fait voir qu’en faisant couler un mélange d’anhydride acétique et d’iodure d’éthyle sur un alliage de zinc et de sodium en poudre fine, et en empêchant la température de s’élever, on obtient au bout de 20 ou 30 heures un produit qui, traité par l’eau et par le carbo- nate de potassium, fournit un liquide bouillant au-dessous de 100°. Purifié par combinaison avec le bisulfite de sodium, il bout à 77-80° et se montre identique avec le méthyl-éthyl-car- bonyleCH3-CO-CH2-CH3. L’acétone ordinaire a été obtenue de môme avec l’iodure de méthyle [Zeitsch. für Chem., 1870, p. 104]. 4° Action des acides sur la benzine en présence de l’anhydride phosphorique. Ce procédé de synthèse ne paraît s’appliquer jusqu’ici qu’aux acétones aromatiques. MM. Collaritz et Merz ont obtenu la benzophénone en chauffant en tube scellé pendant 3 ou 4 heures à 180-200°, un mélange d’acide benzoïque (5 p.), de benzine (6 p.), et d’anhydride phosphorique (8 p.) : C«H« + C6H6-CO5II = CsH5-CO-C6H5 -(- 1-1*0. Le rendement est de 3/3 de benzophénone pour 1 du mélange d’acide benzoïque et de benzine [Deutsch. chem. Gesellsch., t. V, p. 447]. Le tolyle-phényle-carbonyle, fournissant par oxyda- tion l’acide benzoyle-benzoique, a été préparé de même en chauffant l’acide benzoïque avec le toluène et l’anhydride phosphorique. Une réac- tion analogue a fourni les naphtyle-phényle-car- bonyles a et p, les dinaphtyle-carbonyles a et 8, etc. [Deutsche chem. Gesellsch., t. V, p. 645, et t. VI, p. 53GJ. 5° Distillation avec la baryte des éthers des acides carbacétoniques. On sait que ces éthers se produisent lorsqu’on fait réagir le sodium sur l’éther acétique et les iodures de méthyle, d’éthyle, de propylc, etc., sur le produit (Voir ÉTHER ACÉTYLACET! QUE, page 28). Leur constitution est exprimée par la formule CII3-C0-CR2-C02C2IIs, dans laquelle R peut représenter un radical hydrocarbonè monato- mique ou de l’hydrogène. Ces éthers se scindent par l’action de la baryte caustique suivant l’équation : C H3-C O-C R*-C O* C* II8 -f Ba(OH)2 = CI13-C0-CR2H -(- C1 II6O H -]- C03Ba. C’est ainsi que le diéthylacétone carbonate d’éthyle C H3-C O-C (C* HB)2-C O2 C2 HB fournit une acétone diéthylée, l’acétone, dans laquelle deux atomes d’hydrogène d’un même méthyle sont remplacés par deux fois le radical éthyle. L’isopropylacétone- carbonate d’éthyle fournit de même la méthyl-isobutyle-carbonyle ou acétone isopropylée C H3-C O-C H2-C H (C H3)2. [Geuther, Nachrichten der Gesellsch. der Wissensch. Gôttingen, 1863, p. 281 ; — Zeitsch. für Chem., 1866, p. 5, etc.; — Frankland et Duppa, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXXXVHI, p. 204, et t. CLXV, p. 78]. 6° Des acétones peuvent prendre naissance par l’oxydation de certains composés hydrocar- bonés ou oxygénés. C’est ainsi que M. Wurtz a fait voir qu’il se produit de l’acétone ordinaire et d’autres acétones renfermant un plus grand nombre d’atomes de carbone par l’oxydation de l’hydrate d’amylène ou de l’amylène lui-même. La présence du groupe isopropyle dans l’amy- lène et dans le radical hydrocarboné de l’hy- drate d’amylène permet de comprendre la production de l’acétone [Wurtz, Ann. de Chim. et de Phys. (4), t. III, p. 143], En oxydant par le bichromate de potassium et l’acide sulfurique le diphénylméthane, ou obtient la benzophénone [Zincke, Deutsch. chem. Gesellsch.. t. IV, p. 299 et p. 509]. Oxydation des acétones.— On doit à M. A. Po- poff des recherches systématiques sur l’oxyda- tion des acétones, réaction qui fournit le moyen de reconnaître dans bien des cas la constitution de ces composés. Ayant d’abord préparé, en partant d’un même alcool amylique, d’une part du zinc-amyle, pour le faire réagir sur le chlo- rure d’acétyle, d’autre part du chlorure de caproyle, pour le faire réagir sur le zinc-mc- thyle, il a obtenu deux acétones identiques par leur point d’ébullition (144°), et par toutes leurs propriétés. Les ayant de plus oxydées à l’aide d’un mélange de 3 p. de bichromate de potas- sium et de 1 p. d’acide sulfurique dissoutes dans 4 p. d’eau, il a trouvé que toutes deux fournissent les acides valérique et acétique [Bull, de la Soc. chim., t. IX, p. 36]. Des faits précédents et de ceux observés dans l’oxydation de plusieurs autres acétones, M. l’o- poff conclut que les acétones se scindent par oxydation, de telle façon que le groupe carbonyje reste attaché au groupement hydrocarboné le plus simple et que le radical plus complexe est oxydé de son côté en donnant un acide. L’éthyl- propylcarbonyle, par exemple, donnera unique- ment de l’acide propionique C2H5-CO-C3II7 + Os = C*H3-C02n -f C3II602 Bull, de la Soc. chim., t. XII, p. 49]. Pour les acétones de la série aromatique, elles que le méthylbenzoyle, le groupe carbo- lyle reste uni au phényle pour donner de 'acide benzoïque, le radical hydrocarbonè alcoo- ique s’oxydant de son côté en fournissant de 'acide carbonique si c’est le méthyle, de l’acide icétique si c’est l’éthyle, etc. [Popoff, Deutsch. ihem. Gesellsch., t. IV, p. 120, 1871].](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121193_0001_0036.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)