Volume 1
Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others].
- Charles-Adolphe Wurtz
- Date:
- [1880?-1886?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![L’oxydation du radical hydrocarboné qui se détache du carbonyle dans la réaction fournit l’acide normal correspondant si le radical est celui d’un alcool normal; elle donne un isoacido si c’est le radical d’un isoalcool; elle donne une acétone si c’est un radical d’alcool secondaire; elle le dédouble avec formation de plusieurs produits d’oxydation si c’est le radical d’un alcool tertiaire [A. Popoff, Bull, de la Soc. chim., t. XVII, p. 208; Deutsch. chem. Gesellsch., 1872, t. V, p. 38]. La même règle s’applique encore aux acé- tones telles que le benzyle-acétyle CeH8-C H*-C O-C H3. L’oxydation de celle-ci fournit de l’acide acé- tique et de l’acide benzoïque [Popoff, Bull, de la Soc. chim., t. XVII, p. 496]. Le dibenzyle-carbonyle (C6H5.CH2)2CO, ne fournit que de l’acide benzoïque et de l’acide carbonique. On comprend aisément qu’il en soit ainsi, parce que l’acide phénylacétiquo qui pourrait prendre naissance s’oxyde lui- mème très-facilement [Popoff, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VI, p. 500, 1873]. Le diisopropylc-carbonyle, obtenu par distilla- tion de l’isobutyrate de calcium, donne à l’oxy- dation par l’acide chromique très étendu de l’acide isobutyrique, de l’acide acétique et de l’acide carbonique [Popoff, Deutsch. chem. Ge- sellsch., t. VI, p. 1255, 1873]. M. Demole a fait voir qu’cn oxydant l’éthyle- méthyle-carbonyle hexabromé, on obtient l’acide malonique, avec dégagement d’acide carbonique. Ce résultat fixe la constitution de l’acétone en question, qui est CBr3-CO-CH2-CBr3, et montre en même temps comment la transformation est modifiée par la présence du brome [Bull, de la Soc. chim., t. XXX, p. 480]. Action de la potasse sur les acétones aro- matiques. — Lorsqu’on fait chauffer la ben- zophénone avec la potasse, on la dédouble avec formation de benzine et d’acide benzoïque. Avec l’anthraquinone, on obtient un acide qui parait être un acide benzoylc-benzoïque [Deutsch. chem. Gesellsch., t. VI, p. 178]. Les acétones d’acides bibasiques fixent direc- tement II2O sous l’iulluence de la potasse et se transforment en acides monobasiques. Ainsi la diphénylène-acétono C6U* Û«H* CO fournit, dans ces conditions, l’acide phénylben zoïque C6H5-C6 HV-C02I1. Action de l’acide azotique sur les acétone! de la séniE grasse. — VI. Chanccl avait obtenu er 1844 par l’action de l’acide azotique sur la buty- rone un acide particulier, l’acide butyronitrique qu'il considéra plus tard, à la suite de recherches faites en commun avec Laurent, comme un acide nitropropionique. Cette manière de voii avait été confirmée par les travaux de M. Kurti et de M. Schmidt [Liebig's Annal, der Chem., t. CLXI, p. 205; Deutsche chem. Gesellsch.. 1872, t. V, p. 000]. Néanmoins des recherches nouvelles de M. Chan- ccl ont montré que le produit obtenu, ou acide propylnitreux, n’est autre chose que le dinitro- pi'Opane que M. ter Meer a préparé à l’aide des méthodes do M. V. Meyer [Deutsch. chem. Gesellsch. t.v VII, p. 793 et 1080; Liebig’s Annal., t. CLXXXI, p. I], M. Chanccl admet que le dinitropropane, au S^ con,s!ilyA‘°n e*P''imée par la formule CIRCtP.CH - (AzO2)-, renferme deux fois le groupe Az O rattaché au carbone par de l’oxygène CII3-CH2-CH=(O.AzO)*. I D’après lui, cette constitution explique mieux les reactions de l’acide propylnitreux. Le sel d’ammonium se décompose facilement en déga- geant de l’azote pur; sous l’action des réducteurs (étain et acide chlorhydrique ou amalgame de sodium et acide sulfurique'étendu) il se trans- forme en acide propionique et hydroxylamine; enfin, distillé avec l’acide sulfurique très étendu, l’acide se dédouble intégralement en acide pro- pionique et bioxyde d’azote. L’acide pur distillé seul émet lui-même du bioxyde d’azote; il bout à 191°,9. Les autres acétones se comportent de même et fournissent les homologues de l’acide propyl- nitreux. La propione donne l’acide étliylnitreux CII3-CU (O AzO)2, qui a la composition et toutes les propriétés du dinithroéthane. M. Chancel a constaté que son sel de potassium, qui est d’un beau jaune, a la propriété de se colorer en rouge à la lumière et de reprendre sa couleur dans l’obscurité. Avec l’acétone ordinaire, on obtient, quoique très difficilement, l’acide méthylnitreux, fort ins- table, et qui fonctionne, ainsi que ses homo- logues, comme acide monobasique. Son sel d'ar- gent, cristallisé en lamelles jaune-verdàtre, a une composition exprimée par la formule CH(OAzO)*Ag. Avec les acétones mixtes, les résidus nitreux paraissent se fixer de préférence sur le radical alcoolique le plus élevé. Ainsi le méthyl-propyl- carbonyle donne, comme la butyrono, l’acide propylnitreux. Il en est encore de même pour le méthylpélargonyle-carbonylc, car Chiozza en a dérivé un acide qui n’est évidemment autre chose que l’acide pélargonylnitreux [Compt. rend., t. LXXXVI, p. 1405]. Ch. Fricdel. ACÉTONE-SULFUREUX (ACIDE). — Lors- qu’on mélange l’acétone dichlorée, bouillant à 118°, avec une solution concentrée de bisulfite de potassium, on sent le liquide s’échauffer, et l’on voit l’acétone bichlorée disparaître. Il se produit un acétone-sulfite de potassium en cris- taux feuilletés CH3.C0.CII2S03K. Celui-ci peut être séparé des sels inorganiques par dissolution dans l’alcool. L’acide lui-même constitue un sirop incristal- lisable. La potasse ne le décompose pas. Le sel de baryum (C3 H5 O.S O3)2 Ba -{- H2O se présente en lamelles brillantes, incolores, perdant leur eau à 100°. Celui de plomb (C3H50.S03)2Pb + II2O est en lamelles incolores, solubles, à réaction acide, fusibles à 140° et se décomposant à 470°. Sel mercurique. — Lamelles incolores et solu- bles. Sel de cuivre (C3H30.S03)2Cu -f- 4 H2 O. La- melles solubles d’un vert bleuâtre, à réaction acide. Le sel de potassium sec, chauffé avec du cya- nure de potassium, fournit un sublimé cristal- lin soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool et dans l’éther, renfermant une proportion d’a- zote qui correspond a la formule CH3-CO-CH!.CAz [Bender, Zeitsch. für Chem., 1870, p. 102, et Deutsch. chem. Gesellsch., t. IV, p. 517,1871]. . C. Friedel. ACETONINE. — Voyez Suppl., p. 17. ACÉTOXIQUE (ACIDE). — Voyez Oxvbuty- riques (acides), t. II, p. 705. ACÉTONIQUES (ACIDES). [Syu. Kéto- niques (acides]. — On donne ce nom à des acides renfermant dans leurs molécules, indé-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121193_0001_0037.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)