Volume 1
Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others].
- Charles-Adolphe Wurtz
- Date:
- [1880?-1886?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de chimie pure et appliquée : comprenant la chimie organique et inorganique, la chimie appliquée à l'industrie, à l'agriculture et aux arts, la chimie analytique, la chimie physique et la minérologie supplément / par Ad. Wurtz ; avec la collabortion de P.-T. Cleve [and others]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![que pour l’éther diéthylacétylacétique, le dédou- blement se fait en aldéhyde et acide de la sério grasse : C H» - C H (O II) - C (C2 H»)* - CO2 H = CHS-CHO + C H (C2 H*)2-CO2 II [Schnapp, Deutsch. chem. Gesell., t. X, p. 2227]. Action de l’acide cyanhydrique [Demarçay, Compt. rend., t. LXXXII, p. 1337, et Bull, de la Soc. chim., t. XXVII, p. 120]. L’éther acétylacé- tique, en tant qu’acétone, est susceptible de fixer l’acide cyanhydrique. En effet, chauffé pendant 10 heures au bain-marie avec de l’acide cyanhydrique il fournit un liquide jaunâtre d’où l’on peut séparer par l’acide chlorhydrique un acide oxypyrotartrique particulier. L’action de la chaleur le transforme en acide citraconique; celle de la baryte lui enlève de l’acide carbo- nique et donne de l’acide oxyisobutyrique. Il serait intéressant d’examiner si ces réactions sont générales. Action de l’ammoniaque [H. Precht, Deutsch. chem. Gesellsch., t. XI, p. 1194]. — Si l’on dirige dans de l’éther acétylacétique refroidi avec de la glace un courant d’ammoniaque gazeuse, on voit se déposer des cristaux qui finissent par envahir la masse entière. Ces cristaux sont pu- rifiés par fusion. On garde les portions qui se déposent les premières. On obtient ainsi un pro- duit qui fond de 25 à 28°, mais qui ne parait pas encore pur, car on a prépare par hasard quelques-uns de ces cristaux fusibles seulement à 37°. Ce sont des prismes déliquescents cli- norhombiques sur lesquels les faces d1/'1, p, g1, g*, prédominent. On trouve aussi les faces h1, m, e*, o'. Ces cristaux sont solubles en toute proportion dans l’alcool et l’éther. L’eau, qui ne les dissout pas, les convertit en un liquide incolore plus dense que l’eau. Cette substance répond à la composition C6HuAz02, et parait devoir se représenter par la formule ^H3\G-CH2-C02C2II3. L’eau de baryte la décompose à l’ébullition en dégageant de l’ammoniaque. Action de l’aniline [Oppenheim et Precht, Deutsch. chem. Gesellsch., t. IX, p. 1098]. — Il se produit, quand on chauffe légèrement de l’aniline et de l’éther acétylacétique, une réaction qui donne naissance à la diphenylurée, qu’on obtient à peu près pure quand on a chassé l’excès d’ani- line par la chaleur : C II3 - C O - C H2 - C O2. C2 Hs -f 2AzH2.CG H5 = CH3-CO-CH3 -f C2 H5.0 H -f- CO(AzH.C,!H5)2 Action des agents oxydants [Oppenheim et Emmerling, Deutsch. chem. Gesellsch-, t. IX, p. 1098, et Bull, de la Soc. chim., t. XXVII, p. 299]. — Soumis à l’oxydation, l’éther acétyl- acétique produit de l’acide acétique et de l’acide oxalique. ACTION DES RÉACTIFS SCR L’ÉTHER ACÉTÏLSODACÉTIQUE Action de l’iode ; éther diacètylsuccinique [Wislicenus, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VII, p. 691, et Bull, de la Soc. chim., t. XXII, p. 460 ; — Rugheimer,Deufsc/i. chem. Gesellsch., t. VII, p. 892]. — L’iode ajouté avec précaution par petites portions à l’éther acétylsodacétique fournit l’éther diacètylsuccinique en tables rhombiques, incolores, transparentes, très solu- bles dans l’alcool, l’éther et la benzine, fusibles à 77°, en commençant à se décomposer. La réaction qui lui donne naissance est la suivante: 2CHs-C0-CHNn-C02.C2IJS -j- 21 aw . . C H3- C O - CII - C O2. C2 II5 = 2NaI 4- i ^ CH3-CO-CII-CO2.C2H5. Action du sulfure de carbone [Norton et Op- penheim, Deutsch. chem. Gesellsch., t. X, p. 701].— En faisant réagir le sulfure de carbone sur l’éther acétylsodacétique, on n’obtient que des produits que l’on ne peut purifier. Si on le fait agir, au contraire, sur le produit brut de l’ac- tion du sodium sur l’éther acétique, on en tire aisément un produit bien défini. La réaction s’accomplit avec l’aide d’une douce chaleur. Le produit solide qui se forme, recueilli sur un filtre et lavé avec un peu d’eau froide, devient d’un rouge clair. Cristallisé dans l’eau, il forme de belles aiguilles cinabre à reflets verts. Sa composition répond à la formule C10 H13 S3 O4 Na. La solution de ce corps mêlé à du chlorure de calcium en solution concentrée laisse déposer un sel cristallisé en petites aiguilles rouge-cerise, dont la composition s’exprime par la formule (C10H13S3O4)2Ca. Ces corps sont les sels d’un acide qui s’obtient par addition d’acide chlorhydrique a la dissolu- tion du sel de sodium. Il cristallise en houppes nacrées d’un rouge orangé sombre, ressemblant beaucoup à l’azobenzol. Il se détruit facilement par évaporation de ses solutions dans l’alcool et l’éther, dans lesquels il est très soluble. Il se forme alors une petite quantité d’un beau corps cristallisé à reflets verts, ainsi qu’une substance amorphe insoluble dans les dissolvants ordi- naires. Cet acide a reçu le nom d’acide thioru/lque. Le chlorure de mercure, l’azotate de plomb et le sulfate de zinc précipitent en orangé le sel de sodium. Les sels de fer le précipitent en brun, ceux d’argent en rouge foncé, passant facilement au brun, et celui de cuivre en noir. Bouilli avec de la soude, ce qui produit une colo- ration pourpre fugitive, il se forme de l’alcool en abondance et le sel de sodium d’un nouvel acide rouge orangé très soluble dans l’eau. Les réactions qui donnent naissance au thio- rufate de sodium peuvent être exprimées comme il suit : ClI3-C0-CII.Na-C02.C2II5 + CS2 C H3 - C O - C H - C O2. C2 II5 = ds.SNa C II3- C O - C H- C O2. C2 II5 + es (S Na). (OC2 H5) CS.SNa CS.SNa = Na IIS + CH3-C0-(i-C02. C2H* is.OC2H8. Le sulfhydrate de sodium et le xanthate de 3 corps sont, en effet, au nombre des produits e la réaction, produits d’où l’on n’a pu tirer ucune autre substance. I Éther acétylthiocarbacélique. — Le sulfure du irbone, chauffé à 100° en tubes scellés avec de oxyde de plomb ou de zinc et de 1 éther acétyl- îétique, fournit un peu d’oxysulfure de carbone t une masse dure de sulfure de plomb. L’alcool ouillant en extrait un produit cristallisable en dies aiguilles laineuses, petites, d’un jaune de aille. Elles se ramollissent à 152° et fondent a 55-162°. L’analyse conduit à la formule C7H8SO*.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121193_0001_0042.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)