Revue générale des splénomégalies primitives dites idiopathiques : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 6 janvier 1905 / par François Moreau.
- Moreau, François, 1879-
- Date:
- 1904 [i.e. 1905?]
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Credit: Revue générale des splénomégalies primitives dites idiopathiques : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 6 janvier 1905 / par François Moreau. Source: Wellcome Collection.
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![Quels sont les phénomènes caractéristiques de la maladie de Bailli. Une première période de troubles généraux et digestifs, d amaigrissement et d'anémie, pendant laquelle la rate se développe progressivement jusqu'à atteindre des dimensions énormes. Dans presque tous les cas observés, on note à cette période une hypertrophie légère du foie (tels sont les cas si- gnalés dans les observations n08 XIX, XXI, XXV, XXIX. .Mais celle hypertrophie du foie ne s’accompagne ni d’aucune infection <les canaux biliaires nid’aucuns troubles dans les l'onc- lions de la cellule hépatique. On n'a noté dans aucune obser- vation des phénomènes d’insuffisance hépatique : urobilinu- rie, azoturie, épreuve du sucre, et cependant tous ces symp- lùmes ont été recherchés. Celte évolution est troublée de temps à autre par des poussées de lièvre. Puis, au bout d’un temps variable, le volume de la rate augmentant toujours, sur- vienl l'atrophie du foie, avec son cortège symptomatique, l'ascite, les hémorragies faciles, la circulation abdominale complémentaire. A partir de ce moment, la maladie de Banli évolue comme une cirrhose de Laënnec, avec cette différence qu'on a vu dans certains cas la splénectomie enrayer la mar- che fatale de l’affection. La maladie de Banti, même au début, peut-elle se différen- cie]- des cirrhoses hypertrophiques ? 1° La cirrhose hypertrophique biliaire de Hanot présente un ictère qui est définitif. L’hypertrophie hépatique forme un des grands symptômes, elle apparaît la première, et l’hy- perlrophie splénique, bien moins développée que celle du foie, apparaît secondairement, et reste reléguée au second plan. L’évolution est longue, terminée par des phénomènes d’insuffisance hépatique et d’ictère grave, ou par hémorra- gies. L’explication pathogénique n’est plus la même. Cette cir-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22420496_0135.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)