Methode indiquée par M. Boyer médecin ordinaire du Roy ... envoyé par ordre de Sa Majesté à Beauvais / [Jean Baptiste Nicolas Boyer].
- Jean-Baptiste Boyer de Paradis
- Date:
- 1750]
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Credit: Methode indiquée par M. Boyer médecin ordinaire du Roy ... envoyé par ordre de Sa Majesté à Beauvais / [Jean Baptiste Nicolas Boyer]. Source: Wellcome Collection.
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![y ? V' • *. Pour y parvenir, il importe de fixer le caractère de cette Ma*^ ladie. Elle eft du genre des fièvres putrides, malignes Ôc inflam¬ matoires, à difFèrens degrés ; ce qui doit en établir deux claflTes principales. Ceux qui font attaqués d’une manière moins vive, pour n’avoir point de fièvre apparente, n’en méritent pas moins d’attention, parce que le fang eft, pour ainfi dire, dans un engourdilTement général, d’où il ne fort qu’au bout de quelques jours ; aufli a-t-on vû furvenir vers le quatrième <5c le fixième,des accidens funefles a ceux qu’on ne croyoit pas bien malades ; ce qui fait que j’ai toujours pris les précautions relatives à la difpofition inflammatoire du cerveau, d’où partent tous ces accidens inopinés, ainfi qu’il a été clairement démontré par l’ouverture de ceux qui font morts de cette Maladie, n’ayant point trouvé de parties plus afi'eétées que celle-là. On oblcrvera que les fièvres les plus malignes ne le manifeftent foiivcnt dès les commenceinens que par le feul abattement des forces, le pouls étant prefque dans l’état naturel, <Sc la raifon dans fbn entier, au ])oint qu’on y efi bien fouvent trompé. D’où peut venir cet abattement des forces fi confidérable dès ^ ^ ^ ^ ^ les premiers jours de la Maladie, fi ce n’clt de l’engorgement vailïeaux du cerveau, qui eft alfez fort pour gêner la fécrétion fluide nerveux, mais qui ne l’eft point alfez pour ôter l’ufage la raifon \ En effet, cette partie fi elîéntielle à la vie eft fubftancetrop molle, pour ne pas etre la première aggravée par l epail-c ^ ^ filfement qui arrive au fang rendu tel par l’imprelfion de la caulc^ O générale. La dureté, la lourdeur <Sc la plénitude du pouls neprou-^* ^ (kS-J ^ t-<. i -y0. fa vent que trop la difficulté avec laquelle fe fait la circulation, fang féjournant trop par cette raifon dans toutes les parties ^ ^Uyt corps, fur - tout dans les vailfeaux capillaires cutanés, la partie^ C'. ‘.c. _.... ' - féreufe s’en fépare. De-là ces fucurs énormes par où commence ^ ejttÙL la Maladie, <Sc qui l’accompagnent jufqu’à la fin, fueurs toujours lymptomatiques,qui ne doivent nullement fufpendre ni empêcher'^^^^'/^‘^''’“‘ le traitement convenable, fur-tout lorfqu’elles n’apportent pas dct?uw,lo^^^ . V diminution dans les accidens. ^ J’ai crû cette obfervation nécelfaire. Je reviens à la manière A * * * C/MtOiac*-/ vi.trda.^tZi-f c^y^-va.v\^cj- Utrtf /A/fo nO a i^e) tsL^ ^ d n.U€/f7^- • L Lc’VX^x^.-y^<7, ■!> ^ *■'* e9 /oiU^ t^^to eJl, Kt-btC I.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31898208_0005.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)