Deux mémoires sur la physiologie de la moelle épinière : lus à l'Académie des sciences, le 27 août et le 24 septembre 1855 / par E. Brown-Séquard.
- Charles-Édouard Brown-Séquard
- Date:
- [1855]
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Credit: Deux mémoires sur la physiologie de la moelle épinière : lus à l'Académie des sciences, le 27 août et le 24 septembre 1855 / par E. Brown-Séquard. Source: Wellcome Collection.
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![le pneumo-gaslrique et la grosse racine du trijumeau) sur les corps resti formes. 2» Les corps restiformes sont la seule partie sensible du bulbe. Quant au premier fait, il ne nous apprend rien, si ce n'est que les nerfs en question naissent au voisinage des coi-ps restiformes. De plus, les belles recherches de Stilling (1) et celles de MM. Vulpian etPhili- peaux démontrent clairement l'inexactitude de cette donnée de Charles Bell, soutenue par M. Longet, que les nerfs crâniens moteurs naissent sur la continuité dans Tencéphale des faisceaux ou cordons antérieurs de la moelle épinière, et que les nerfs crâniens sensitifs naissent sur le prolongement, dans l'encéphale, des faisceaux ou cordons postérieurs de la moelle épinière. Nous pourrions ajouter que deux, au moins, des trois nerfs qui s'insèrent près des corps restiformes, sont moteurs en même temps que sensitifs. Quant au second faït, à savoir, que les corps restiformes sont très- sensibles, il ne prouverait pas, fût-il vrai, que ces organes sont la voie unique des impressions sensitives venues des membres et du tronc. Pour prouver celte théorie, il faudrait montrer qu'après la section transversale des corps restiformes, la transmission des impressions sensitives faites sur le tronc et les membres ne s'opère ]^fus. Or, non- seulement elle s'opère, mais elle ne semble en riendiminuée^puisque la sensibilité paraît alors exagérée. De plus, la sensibilité du bulbe ra- chidien n'est pas ce qu'on en a dit. Dans un autre travail, relatif à la sensibilité des diverses parties de l'encéphale, nous donnerons les dé- tails de nos recherches à l'égard du bulbe rachidien. Nous nous borne- rons à dire ici que, sur un animal vivant, on peut piquer, avec de grosses aiguilles, et même faire traverser de part en part, non-seule- ment les corps restiformes, mais la plus grande partie du plancher du quatrième ventricule, sans qu'il y ait de traces de douleur. Nous de- vons prévenir, cependant, qu'en faisant celle expérience, il est néces- saire de ne pas ébranler ie bulbe et de ne pas tirailler les racines des nerfs qui en naissent. Un fait remarquable à plusieurs égards, et que m'ont appris ces expériences, c'est que la racine bulbaire du trijumeau parait perdre sa sensibihté à une certaine distance de l'endroit oîi elle entre dans la moelle allongée. On sait que cette racine descend dans le bulbe, au-dessous du corps restiforme et va se perdre au voisinage du (i) Ueber den bau des Hibnknotens. In-folio, 18'iG.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22284151_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


