Notice sur les titres et travaux de physiologie expérimentale de M. Ollier / [Louis Ollier].
- Ollier, Léopold (Louis Xavier Léopold Édouard), 1830-1900.
- Date:
- 1894
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Credit: Notice sur les titres et travaux de physiologie expérimentale de M. Ollier / [Louis Ollier]. Source: Wellcome Collection.
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![sement du membre supérieur et pourraient être pratiquées h tout âge, tandis que les résections du genou amèneraient un raccourcis- sement énorme, et devraient être remplacées, dans la chirurgie de l’enfance, par des opérations plus économiques qui respecteraient le cartilage de conjugaison. L’observation clinique ne tarda pas à vérifier notre induction, et des faits malheureux, tirés surtout de la pratique des chirurgiens étrangers ([ui n’avaient pas tenu compte des avertissements de l’expérimentation, vinrent bientôt démontrer la gravité des résec- tions ultra-épiphysaires du genou dans l’enfance. — 11 eu fut de même pour les résections de l’épaule et celles du ])oignet. l/inégalité de l’accroissement longitudinal jiar les extrémités d’un même os, pouvait être soupçonnée par l’épaisseur plus grande de la couche chondroïde (Broca) et, comme nous l’avons déjà dit, jiar l’époifue ditférente de la soudure des épipliyses. Mais la jire- miêre exjilication n’était qu’une hypothèse et la seconde ne pouvait conduire ({u’à des conclusions erronées. Les épi|)hyses ne com- mencent à se soinh'r (pie lorsque l’accroissement touche à sa fin, et l’avantage qui revient de ce chef à une des extrémités de l’os est en réalilé de peu d’importance. Nos expériences démontrent (jue l’inégalité d’accroissement commence dès les premiers jours de la vie, et qu’elle est par conséquent indépendante de la soudure des éjiiphyses. C’est bien, sansdoute, vers l’extrémité quia le plus grand accroissement que la soudure épijihysaire est le plus tardive. Ce sont les deux faits corrélatifs. Quand l’accroissement cesse j)ar épuisement des .matériaux d’ossification, l’épiphyse se soude; mais la soudure est plutôt l’elfet (jue la cause de l’inégalité d’accroisse- ment. L’inégalité de raccroissement ou, en d’auti'cs termes, de la prolifération cellulaire des cartilages qui limitent les deux extré- mités de la diaphyse d’un os, renferme l’explication d’une foule de faits j)alhologiques. C’est sur l’extrémité qui contribue le plus à l’accroissement de l’os, (pie se dévelopjient de préférence les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28053230_0036.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


