Notice sur les titres et travaux de physiologie expérimentale de M. Ollier / [Louis Ollier].
- Ollier, Léopold (Louis Xavier Léopold Édouard), 1830-1900.
- Date:
- 1894
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Credit: Notice sur les titres et travaux de physiologie expérimentale de M. Ollier / [Louis Ollier]. Source: Wellcome Collection.
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![-- -47 — véritables Iransplantalions cutanées. Je ne me borne pas à semer sur les bourgeons charnus de petits ilôts épidermogénes, je recouvre par de larges lambeaux de plusieurs centimètres carrés une plus ou moins grande étendue de la plaie dont je veux hâter la cicatri- sation. Je ne cherche point seulement ainsi à hâter l’épidermisa- tion naturelle des bourgeons charnus, je ferme la plaie par une couche cutanée empruntée ailleurs, et qui, une fois greffée, forme une membrane limitante toute différente des cicatrices ordinaires. Quand on ti'ansplante de petits lambeaux épidermiques ou dermo-épidermiques, on hâte sans doute dans une certaine mesure la cicatrisation de la plaie, mais on n’obtient pas une cicatrice dilïerente de celle qui se serait produite naturellement. C’est le même processus fondamental ; c’est la même structure ; ce sont les mêmes propriétés dans le tissu cicatriciable. La pellicule épidermique, dont la formation a pu être avancée par la multiplication des centres d’épidermisation, a les mêmes caractères que la couche superticielle des cicatrices ordinaires. Elle est si ];eu stable qu’elle se détruit sous l’influence de la moindre irritation. Elle est lisse, luisante et laisse voir par trans- parence le tissu violacé qui constitue la partie fondamentale de la cicatrice. Sous les greffes épidermiques, le tissu propre de la cica- trice se comporte comme dans les cas où il s’est formé naturelle- ment. 11 a la même rétractilité et par conséquent les mêmes inconvénients au point de vue chirurgical. En transplantant de larges lambeaux cutanés et en les multi- ])liant, je puis recouvrir en une seule séance la plus grande étendue de la surface d’une plaie, et la guérison a lieu alors par un proces- sus tout autre que dans les greffes qui ont été pratiquées jusqu’ici. On peut prendre les lambeaux cutanés soit sur le sujet lui-même, soit sur d’autres individus. Nous avons pris la plupart de nos greffes sur des membres amputés à la suite d’accidents, chez des hommes sains d’ailleurs. Dans les cas où nous avons été obligé de les prendre sur le sujet](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28053230_0051.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)