Recherches sur l'organe de l'ouïe des mammifères. 1. ptie. Limaçon / par Alphonse Corti.
- Alfonso Giacomo Gaspare Corti
- Date:
- 1851
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Credit: Recherches sur l'organe de l'ouïe des mammifères. 1. ptie. Limaçon / par Alphonse Corti. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![marquablemcnl les cellules nerveuses ordinaires. En faisant cuire, ccjten- dant, les cellules en question, môme pendant longtemps dans l’alcohol rec- tifié, il est singulier qu’elles conservent tous leurs caractères anatomiques. Elles no s’y llélrissent qu un peu, et prennent une couleur jaune paille. I.e noyau cl le nucléole prennent une couleur bcaucoiq) moins foncée, et on les distingue par cette raison avec beaucoup de clarté. J’ai fait cuire ces cellules dans l’éther aussi, où elles s’altèrent moins que quand on leur fait subir celte opération dans falcohol. En les faisant cuire dans l’éther, toute la cellule prend une couleur jaunâtre moins foncée, et uniforme, de sorte que la couleur du noyau et du nucléole n’est pas moins foncée que celle de la cellule, comme nous l’avons vu dans la prémière expérience. Dans un fragment de la lame spirale osseuse que j’avais fait cuire dans l’éther, j’ai même isolé quelques cellules nerveuses bipolaires dont les appendices se prolongeaient dans les fibres nerveuses à doubles contours. Dans ce cas les appendices étaient devenus légèrement, mais assez clairement va- riceux, tandis que les fibres nerveuses étaient presque réduites aux axes cy- lindriques. *) Il parait résulter de ces expériences quoique très-fragmentaires, que les différentes parties qui composent les cellules nerveuses sont douées de la même composition chimique, y compris le nucléole dont les pro- priétés physiques pourtant ne diffèrent presque point de celles d’une goutte de graisse. Si dans les cellules qu’on fait cuire dans l’éther le noyau et le nucléole s’altèrént moins que le reste du contenu de la cellule, cela parait dépendre de ce que la surface de la cellule même est plus exposée û l’action de l’éther que son noyau. Une préparation des cellules nerveuses de la bandelette ganglionnaire convenable pour en étudier tous les détails anatomiques, est extrêmement difficile, et il faut avouer qu’un résultat favorable dépend beaucoup plus souvent du hazard que de la patience et de l’habileté de l’anatomiste. La cÆuulition principale et indispensable à remplir pour pouvoir étudier ces cellules nerveuses dans un état le moins altéré possible est celle de faire la préparation dans un animal encore tout chaud. Si on attend seulement quelques heures après la mort de l’animal, on peut être presque certain qu’on disséquera inutilement. La préparation en est d’ailleurs très simple. 11 faut détacher un fragment de lame spirale osseuse près de la moitié de sa largeur, et le déchirer dans une goutte de solution de sucre médio- crement concentrée jusqu’à ce qu’on ait trouvé l’objet recherché, et on le couvre alors avec une lame de verre très mince. 11 est assez facile de cette manière de voir des cellules nerveuses bipolaires, quoique souvent on n y réus- sisse pas tout de suite. Quant au.v cellules nerveuses dont les appendices se prolongent en deux fibres nerveuses à doubles contours, ce n’est que par ha- zard qu’on les ti’ouve, et même très rarement. Nous en avons indiqué plus haut le raison. J'ai étudié quelquefois avec le plus grand soin plusieurs limaçons pendant des journées entières dans le but d’y isoler de telles cellules nei- veuses sans en rencontrer une seule. D’autres-fois au contraire j en ai mi au premier abord, et avec une telle clarté, cpie la connexion des cellules nerveuses en question avec les fibres du nerf cochlécn, telle que nous ve- ] Les appendices variceiix, dont je viens de parler, étaient analogues aux ap- pendices même variceux des cellules ganglionnaires de la rétine des mam- mifères que j’ai décrit dans Milliers Archiv, Jahrgang 1850, Heft 111.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2234410x_0054.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)