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Credit: La peste à Grenoble, 1410-1643 / [Ferdinand Chavant]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![cambrioleurs qui voulaient profiter de l’effroi causé par leurs agissements. La misère, la dénsité de la population sont indi- quées par Davin comme favorisant le déveloj)pement du fléau. .loubert cite comme causes influentes « l’aptitude du patient », nous dirions aujourd’hui la réceptivité, et la dépression morale résultant « de la frayeur et de l’agitation des humeurs ». Davin s’exprime ainsi : « En temps de peste, la peur est extrêmement dangereuse, d’autant qu’elle rend la personne plus susceptible de la contagion et attire le virus pestilentiel comme l’ambre la paille. Somme toute, la peur fait perdre toutes forces, comme dit le poète : pires siibtrnfiit ipse timor. » La question de l’eau potable, si capitale en temps d’épidémie, a été entrevue par Joubert : « Quand il y a pestilence, l’eau de pluie ne vaut guère pour ce qu’elle retient la matière et la condi- tion de l’air qui est infecté... Je suis d’avis qu’on tire l’eau d’une bonne fontaine, l’allant chercher avec des seilles fort profond, afin que l’on ne prenne ])oint de celle qui est au-dessus et que l’air touche assi- duellement. Si l’eau est malsaine, faites-la cuire et ajoutez du vinaigre. » Il est probable que le Verderet, ce petit affluent de l’Isère qui traverse le vieux Grenoble (voirie plan) transportait de maison à maison les germes de la peste, comme de nos jours encore il véhicule le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24857609_0038.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)