Licence: In copyright
Credit: La peste à Grenoble, 1410-1643 / [Ferdinand Chavant]. Source: Wellcome Collection.
77/104 page 59
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![La revue internationale Janus reproduit un amu- sant dialogue qui aurait eu lieu entre le D* Gliarles de rOrme, médecin du i*oi Louis XIII, et l’abbé de Saint-Martin, son biographe. Le prince de l’art médical s’exprimait ainsi : « Pendant la peste de l(U9, je prescrivais à ceux qui visitaient les malades de s’habiller de camelot, de serge d’Arras, de taffetas ou, s’ils avaient assez de bien, de maroquin ou de treillis d’Allemagne. Joi- gnant l’exemple au conseil, je me fis faire un habit de maroquin, que je ne quittai plus 'et je ])ris l’habi- tude de ne jamais sortir sans avoir dans La bouche de l'aile dans le nez de la rhue, dans les oreilles de l'encens^ sur les yeux des besicles. Plus tard, je fis faire un masque du meme maroquin que l’habit, où j’avais fait attacher un nez long d’un demi-pied, afin de détoirrner la malignité de l’air (I). » A Grenoble, nous n’avons pas connaissance que les médecins et chirurgiens aient adopté d’aussi bizarres accoutrements. Néanmoins nous lisons dans les archives municipales qu’en 1628, un chirurgien nommé Rochefort est désigné pour aller soigner les pestiférés dans l’hôpital de l’Isle et qu’on achète pour lui un costume de couleur amaranthe (2). Mais nous pensons que cet habillement n’avait j)as un but préservateur pour la personne qui le portait et qu’il était plutôt destiné à donner au chirurgien une dis- tinction et une sorte d’autorité nécessaires dans l’Isle des Infez. (1) Janus. (2) Bordier (Archives municipales, CC, 771).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24857609_0077.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)