Du médecin des villes et du médecin de campagne, moeurs et science / [Dr Munaret].
- Munaret, Docteur (Jean Marie Placide), 1805-
- Date:
- 1840
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Credit: Du médecin des villes et du médecin de campagne, moeurs et science / [Dr Munaret]. Source: Wellcome Collection.
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![IZl DES BIÉDECÎNS L’ignorance est un crime, dit Buchan, lorsTja’il s’agit de la Tie et de la santé des hommes. — Tous les médecins doi¬ vent donc à la confiance publique une instruction solide cl spéciale, sinon une expérience que l’on olitient des années, et cette ex([Uisc aptitude, cette vaticination galénique, ce coup d’œil qui pénètre dans le for de notre organisme comme au travers d’une vitre, et qui distingue éminemment le médecin né du médecin fait. Ensuite les localités où chacun de nous s’étalilit pour exercer son art indiquent, par la divergence remarquée des constitutions et des mœurs, la langue qu’il doit parler et comprendre, comme la diète et la thérapeuticjùe qu’il doit modifier, préférer ou proscrire; non idem sentiunt, qui aquam et qui vinum hibunt ( Baglivi ). Dans les villes, par exemple , l’alTluence des médecins et des malades, la facilité consécutive pour les uns et les au¬ tres de s’y rencontrer, de s’y observer et de se choisir, au¬ torisent pratiquement la ci-devant division des médecins et des chirurgiens ; mais une grave question est à résoudre : les spécialités sont-elles une conséquence des localités ou un besoin de la science? Je crois qu’elles sont l’un et l’au¬ tre. Paris, par exemple, possède un hôpital ])our les der¬ matoses , un hospice pour les femmes en couche, un autre pour les affections syphilitiques, ])our la vieillesse comme pour l’enfance, pour les aliénés, une clinique ophtalmolo¬ gique , etc., etc. ; sans compter une Faculté de médecine, des cours ])ublics et particuliers, des collections, des mu¬ sées, des bibliothèques, des sociétés savantes et des jour¬ naux qui fournissent à une pratique spéciale quelconque de quoi butiner amplement et commodément au bénéfice de sou instruction. D’une autre part, « ne savez-vous pas qu’une maladie à » connaître et à traiter est un problème très compliqué^ » que la multitude de ses données exige une puissance » d’attention et d’induction, une pénétration d’e^quit, une](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29341589_0036.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)