Du médecin des villes et du médecin de campagne, moeurs et science / [Dr Munaret].
- Munaret, Docteur (Jean Marie Placide), 1805-
- Date:
- 1840
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Credit: Du médecin des villes et du médecin de campagne, moeurs et science / [Dr Munaret]. Source: Wellcome Collection.
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![cadeau d’uue Jaoime et belle propriété où vous pourre?i faire croître le blé que vous devez luauger, et d’une pa¬ renté nombreuse et bien huppée efui puisse vous enraciner dans le pays. Le début, dans une petite ville, intermédiaire des deux })récédents, offre quelques nuances à noter. Comme à la caïupagiie, et plus qu’à la campagne peut- être , le médecin qui s’établit dans une petite ville, est ex¬ posé aux sottes conjectures d’un public myope, oisif et ])avard, aux persécutions plus immédiates et mieux our¬ dies de raiicieii médecin et de sa coterie. Tantôt on lui re- j)roclie le peu de succès avec lequel on prétend qu’il a subi ses examens, tantôt on met sur le tapis sa vie dissipée de la capitale; ou va jusqu’à ridiculiser son habit, ses démarches, ses manières. Sou premier malade est comme le signal de son invasion sur les terres où régnait, à la façon du roi d’Yvetot, sou vieux et absolu confrère; inde irœ... Alerte, mou jeune ami ! — Couvrez-vous du manteau de Pompée, et s’il peut vous abriter contre le redoublement d’orage qui doit éclater sur votre tête, si vous guérissez un ou deux malades, vous voilà co-propriétaire de toutes les petites prérogatives qui sont attachées au séjour et à la pratique d’une petite ville. —Ainsi vous aurez, de plus que votre con¬ frère de la campagne, quelques jouissances d’amour-propre, des relations plus agréables, l’occasion de vous mettre en évidence ; et si vous êtes appelé en consultation dans les vil¬ lages de la banlieue, vous serez le grand médecin qu’on est allé clierclier à la ville ; votre clientèle aussi sera plus pro¬ ductive , car l’usage a admis que vous serez payé plus cher, quoique vos frais ne soient pas plus considérables qu’à la campagne. La pratique des villes est assez commode, douce à mener, avec l’aisance que procure une clientèle moins épar¬ pillée , moins besogneuse et plus intelligente ; tandis que la pratic[ue des campagnes est une plus forte dépense de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29341589_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)