Du médecin des villes et du médecin de campagne, moeurs et science / [Dr Munaret].
- Munaret, Docteur (Jean Marie Placide), 1805-
- Date:
- 1840
Licence: Public Domain Mark
Credit: Du médecin des villes et du médecin de campagne, moeurs et science / [Dr Munaret]. Source: Wellcome Collection.
67/584 (page 45)
![est une vie de labeur, d’abnégation, de sacrifices. Esclave, vous êtes attaché à la glèbe du devoir le plus rigoureux, vous ne vous appartenez plus, vous appartenez à riiuma- nité souffrante. Pour vous, plus de doux loisirs, pas un jour que vous puissiez consacrer au repos, aux plaisirs , au bonheur des champs, aux lettres et aux arts (|ue vous avez cultivés dans votre jeunesse et que vous aimez passionnément ])eut-être! Vous rentrez épuisé de fatigue, on vient vous cherciier encore, et vous ne pouvez pas, vous ne devez ])as dire : A demain. Le sommeil des médecins est le seul qu’on ne respecte jamais; malheur à lui s’il refuse son ministère ! il trahit son devoir (1). » 'foutes les maladies contagieuses et miasmatiques nous menacent, mon ami, et nous pouvons, comme tant d’autres confrères, accompagner dans la tombe le malade que nous espérions guérir ! Portai fut atteint de la petite-vérole pour avoir reçu un soufflet de la main d’un varioleux. Cul- lerier gagna la syphilis et perdit un œil, en ouvrant un bu¬ bon dont le pus avait jailli sur cet organe. —Ramazzini, Astruc , Fernel , Ilaudeloque et Swédiaur rapportèrent plusieurs cas d’infection vénérienne, en constatant la gros¬ sesse et en facilitant l’accouchement chez des femmes in¬ fectées ; le doigt du médecin de\ ait être plus ou moins ex¬ corié. — Le typhus, la syphilis, le choléra et la fièvre typhoïde peuvent atteindre préférablement le médecin des villes; la gale, le favus, le charbon, la pustule maligne, la variole, la rougeole, la scarlatine, la suette et la dysen¬ terie restent au médecin de campagne. Fodéré nous a indiqué les précautions prophylactiques que nous devons observer pendant une épidémie quelcon¬ que: P va({uer à ses devoirs comme si on n’avait rien à craindre ; 2^ éviter de toucher quoi que ce soit dans les rues; 3° ne jamais s’asseoir dans les maisons où l’on va ; (l) Discours déjà cité, p. 16,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29341589_0067.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)