Du médecin des villes et du médecin de campagne, moeurs et science / [Dr Munaret].
- Munaret, Docteur (Jean Marie Placide), 1805-
- Date:
- 1840
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Credit: Du médecin des villes et du médecin de campagne, moeurs et science / [Dr Munaret]. Source: Wellcome Collection.
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![4® ne rester auprès des malades que le temps nécessaire ; éviter de respirer leur baleine, et tremper de suite les mains dans l’eau froide, après leur avoir tâté le pouls; 5^ changer de suite de linge et d’habits dans le vestibule de sa maison au retour; s’y laver derechef et s’y faire éponger avec de l’eau et du savon ; C® éviter l’intempérance, ainsi que l’abus de tous les plaisirs ; mais cependant prendre au¬ tant que possible, avec hilarité, une nourriture substan¬ tielle , composée plutôt de viandes (pie de légumes, et d’un bon vin vieux trempé de beaucoup d’eau, et quelques tasses de café; 7 enlin il est essentiel d’éviter de voir trop de malades et de trop se fatiguer ; il est de nécessité absolue de chercher à réparer ses forces par le repos et le sommeil ; l’état de veille trop prolongé augmente singuliè¬ rement l’activité des vaisseaux inhalants, et dispose, par conséquent, à recevoir la contagion. Hildenbrand (1), dans les memes circonstances, nous conseille de ne pas porter d’habits de laine ; vous en ferez ce que vous voudrez. Quelles sont les maladies qui affligent spécialement le médecin des villes? Je ne connais que l’asthme et ses pré¬ maturées angoisses, qu’il gagne à monter, soir et matin, plusieurs centaines de marches d’escalier et à travers le noir et humide dédale de certaines vieilles maisons, les chutes, les contusions, les fractures et quelquefois la mort. — Ozanam, médecin distingué de Lyon, mourut aussi tragiquement. — Il est à remarquer que la phthisie ]ml- monaire décime surtout les jeunes médecins de la ville; constitutions délabrées par l’étude ou par les galvaniques plaisirs de la capitale qui ne demandaient, pour se relever, qu’un peu de soleil, l’équitation, un régime lacté, le si¬ lence des passions et le bon air des montagnes. ¥A les maladies du médecin de campagne ? — Si l’exer» (1) Du typhus contagieuxf p. 278.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29341589_0068.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)