Du médecin des villes et du médecin de campagne, moeurs et science / [Dr Munaret].
- Munaret, Docteur (Jean Marie Placide), 1805-
- Date:
- 1840
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Credit: Du médecin des villes et du médecin de campagne, moeurs et science / [Dr Munaret]. Source: Wellcome Collection.
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![venieiil et, an grand air, celui-ci s’ennuie, languit et finit liar souffrir, dans son cabinet, d’un mal que semble partager son cheval, oublié sur sa litière... Les soucis rongeurs, une vague inquiétude d’avenir, aggravent trop souvent ce far nienle. Dieu vous préserve, mon ami, de la dure et hu¬ miliante nécessité de dépendre de la santé publique , pour comprendre toutes les soulfrances d’un spleen sem¬ blable !. Ou bien, ce qui est l’inverse sans être plus sanitaire pour le médecin, il arrive des époques, heureusement rares pour riuimanité, où le lléau des épidémies sévit dans sa circonscrijition ; où la constitution médicale de l’année dé¬ pendant soit d’une atmosphère insalubre, soit de la qualité viciée des eaux et des aliments, multiplie les maladies, au point de ne lui laisser ni paix ni trêve. Chaque maison de¬ vient un hôpital. L’égoïsme le supplie et la richesse lui commande, pour qu’il ne les quitte pas ; mais il n’écoute que la voix du devoir ({ui l’appelle auprès de vingt familles; ])auvres et riches, il les visite avec la meme sollicitude, il les console, il les soulage malgré la distance, l’orage et la nuit. Occupé continuellement des souffrances des autres, il oul)lie les siennes propres. « Mais hélas ! s’écrie Zimmer- » manu, combien de fois aussi sent-il toute l’horreur de )) son état, quand il est requis d’aller, malgré les douleurs )) (ju’il éprouve lui - meme , exercer des forces cju’il n’a » pas? » J’ai rencontré des confi'ères catarrlieux, rhumatisants, ffuxioimaires, un bandeau sur l’œil ou le bras en écharixE Moi-même, mon ami, j’ai fait plusieurs lieues à pied, no¬ nobstant une pluie continuelle et glaciale, endolori et sor¬ tant d’un bain tiédi par mon sang. Mais il me semble, allez-vous me dire, qu’il eût été plus raisonnable de la part de toutes ces victimes inconsidérées de la pratique, de renvoyer leur malade à un confrère du voisinage ?](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29341589_0070.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)