Volume 1
Œuvres anatomiques, physiologiques et médicales de Galien / traduites sur les textes imprimés et manuscrits, accompagnées de sommaires, de notes, de planches et d'une table des matières, précédées d'une introduction ou étude biographique, littéraire et scientifique sur Galien, par le Dr Ch. Daremberg.
- Galen
- Date:
- 1854-1856
Licence: Public Domain Mark
Credit: Œuvres anatomiques, physiologiques et médicales de Galien / traduites sur les textes imprimés et manuscrits, accompagnées de sommaires, de notes, de planches et d'une table des matières, précédées d'une introduction ou étude biographique, littéraire et scientifique sur Galien, par le Dr Ch. Daremberg. Source: Wellcome Collection.
105/738 page 79
![( i noii-seulement relies de la partie iraselble ou eonciipiseilde, mais aussi toutes celles de la partie logicpie, suivent le tempérament du corps, serait le témoin le plus digne de foi, si on avait envie, comme c’est la coutume de i[uel(|ues personnes, de faire reposer la vérité d’une opinion sur l’autorité dc's témoins. Quant à moi , je ne crois pas à Hippocrate, ainsi (pi’on le fait liaLituellement, comme à un témoin, mais ]xiree que je Λ()is que ses démf)nstra- tions sont solides j c’est donc pour ct'la que j(î le loue ! ()ul ne voit, en effet, que le corps et l’ame de tous les hommes qui vi- vent sous les Ourses (n/i jiord') sont complètement différents de l’àme et du corps des hommes qui hahiumt près de la zone torride? Et qui ne voit aussi que les hahitants des contrées moyennes, c’est-à-dire celles de la zone tempérée, sont plus fa- vorisés pour le corps, pour les mœurs de l’àme, ])our la compré- hension et pour la sagesse, que les hahitants des deux régions extrêmes? Puisqu’il a plu à quelques philosophes cpii s’appel- lent eux-mêmes platoniciens ^ de prétendre f[ue l’àme est gênée par le cor])s dans les maladies, mais qu’('ll(‘ l’cmplit les fomaion^ qui Ini sont propres, quand il est sain, n’étant alors ni aidée, ni lé- sée par lui, je transcrirai qiu'lques passages de IHaton , dans les- quels il démontre que certains individus trouvent, pour les mani- festations de leur intelligence, dans le tempérament des localités , un aide ou un obstacle, sans que le corps soit malade. Platon a écrit au commencement du T i niée : « T/a Déesse^ vous ayant organisé les premiers, a réglé ce gouvernement et etal)l‘ cet ordre ; elle a choisi le lieu où vous êtes nés, eu voyantùpie par le bon tem])érament d(‘s saisons, les hommes y seraient plus sages (p. 24 c). )) i^uls il ajoute : « La déesse, amie de la guerre et d(' la sagesse, a choisi pour son premier établissement le lieu qui de- vait rendre les hommes 1(‘ plus seml)lahles à elle. » —On volt par c(' passage que Platon attribue une grande iniluenec aux localités, c’est-à-dire aux endroits hahltahles de la terre, sur les moc'urs d(' l’àme, sur l’intelligence et sur la sagesse. On le voit encore par le passage suivant du cinquième livre Des lois. « Sachez que les lo- * Platon met ces paroles dans la bouche d’un prêtre égyptien ffui explique à Solon comment a été formée la première république d’Athènes avant le dernier déluge (voy. p. 220 et suiv.). La déesse est Minerve.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29001286_0001_0105.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image