Volume 1
Œuvres anatomiques, physiologiques et médicales de Galien / traduites sur les textes imprimés et manuscrits, accompagnées de sommaires, de notes, de planches et d'une table des matières, précédées d'une introduction ou étude biographique, littéraire et scientifique sur Galien, par le Dr Ch. Daremberg.
- Galen
- Date:
- 1854-1856
Licence: Public Domain Mark
Credit: Œuvres anatomiques, physiologiques et médicales de Galien / traduites sur les textes imprimés et manuscrits, accompagnées de sommaires, de notes, de planches et d'une table des matières, précédées d'une introduction ou étude biographique, littéraire et scientifique sur Galien, par le Dr Ch. Daremberg. Source: Wellcome Collection.
109/738 page 83
![Platon regardant, non les corps malades, mais ceux qui sont dans im état parfait de santé , est-ce (péil vous semble , d Ijraves plato- niciens, que des liommes en bonne santé et qui ont l)u, ])euvent faire la guerre, être à la tête des affaires, prendre de sages déli])é- rations et diriger un navire? Ué])onde/.-m(û quand je vous de- mande si ce n’est pas comme un tyran que le vin contraint l’ame à ne pas bien penser ce qu’elle pensait avant, à ne ])as bien faire ce qu’elle faisait avant, et si ce n’est pas à ce titre que Platon re- commande de s’en garder comme d’iin ennemi? Car une f(ûs entré dans le corps, il empêche le nautonier de bien diriger le gouver- nail du batiment, les soldats de conserver régulièrement l’ordre de bataille ; il fait que les juges se trompent quand ils devraient être justes, et que tous les chefs commandent mal et donnent des or- di es absurdes. Platon pense, en effet, que le vin, renq)lissant de vapeurs chaudes tout le corps et surtout la tête, cause un mouve- ment désordonné dans la partie concupiscible et irascible de l’ame, et fait que la partie logicpie prend des décisions ])récipitées. S’il en est ainsi, c’est par l’intermédiaire du tempérament que les fonctions susdites de l’àme paraissent lésées quand nous buA'ous du vin; c’est aussi par le même intermédiaire que qucl(pies-uiies en retirent de l’avantage. ]\Iais, si vous le voulez,, je vous a[)j)ren- drai dans un autre temps combien le vin, par sa chaleur, nous procure d’avantages ou nous cause d’incoiwénients. — Maintenant, je vais transcrire un passage du Tiincc^ dans lequel Platon parle ainsi : « Nous devenons tous bons ou mauvais ])our deux causes complètement indépendantes de notre volonté, et dont il i’aut ac- cuser plutê)t les parents que les enfants, plutôt ceux qui nourrissent que ceux qui sont nourris^ (p. 87, b). » —Puis il ajoute : < Oji doit s’efforcer, autant qu’on le peut, à l’aide de la nourriture, des insti- tutions et des sciences, d’éviter le mal, et au contraire de reclier- clier la \xu'tu. « Les institutions, en effet, les sciences, aussi bien que la nourriture, déracinent le mal et engendrent la vertu. Quelque- fois Platon appelle iioiirriturc (τροφή) non-seulement les aliments, mais encoivî tout le régime des enfants^; toutefois, on ne peut ^ Voy. note de la page 08 ; et remarquez que Platon semble croire ici que nous naissons dans un état a indifférence ])ar ra})porl au bien et au mal. ^ Voy. le Lexicon plaionicum de Ast., et le Trésorgrec^ éd. angl. au mot τροφή.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29001286_0001_0109.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image