Volume 1
Œuvres anatomiques, physiologiques et médicales de Galien / traduites sur les textes imprimés et manuscrits, accompagnées de sommaires, de notes, de planches et d'une table des matières, précédées d'une introduction ou étude biographique, littéraire et scientifique sur Galien, par le Dr Ch. Daremberg.
- Galen
- Date:
- 1854-1856
Licence: Public Domain Mark
Credit: Œuvres anatomiques, physiologiques et médicales de Galien / traduites sur les textes imprimés et manuscrits, accompagnées de sommaires, de notes, de planches et d'une table des matières, précédées d'une introduction ou étude biographique, littéraire et scientifique sur Galien, par le Dr Ch. Daremberg. Source: Wellcome Collection.
58/738 page 32
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![moins que vous ne méprisiez les témoignages que j’invoque, comme indignes de votre confiance. \ ous me laissez, en effet, soupçonner nue pareille intention lorsque vous en appelez au témoignage de la multitude et que vous invoquez les suffrages qu’elle accorde aux athlètes. Mais vous-mêmes, quand vous êtes malades, vous ne vous mettez pas, je le sais, entre les mains de la foule, vous vous confiez au contraire à quelques hommes d’élile, et encore, parmi ceux-ci, vous choisissez le médecin le plus haliile. Quand vous êtes sur mer, vous ne donnez pas le gouvernail aux passagers, mais au pilote seul ; de même, pour les choses de moindre impor- tance, on a recours au charpentier si on bâtit, et au cordonnier si ou a besoin de chaussures \ Comment se fait-il donc que dans une affaire aussi importante que celle dont il s’agit, vous revendi- quiez pour vous seuls le droit de juger, et que vous l’ôtiez à ceux qui sont plus sages que vous? Car je veux bien dans ce moment ne pas parler des Dieux. Ecoutez donc le sentiment d’Euripide sur les athlètes : (c Mille maux affligent la Grèce, il n’en est pas de plus grand que la race des athlètes ! D’abord ils n’apprennent, ni ne pourraient apprendre amener une vie honnête. Comment, en effet, un homme esclave de sa bouche et dominé par son A^entre pourrait-il amasser quelque argent pour nourrir son vieux père ? Ils ne sont donc ca- pables ni de souffrir le besoin, ni de surmonter l’adversité; habi- tués aux mauvaises moeurs, ils se tirent difficilement d’embarras. » Autolyc. Fragm. 281, 1, ed. Dind., Oxon., 1851. ’ Wyttenbach, clans sa Blihlioth. critique, t. II, part. II, p. 109, est d’avis que ce passage a été emprunté au premier Alcibiade de Platon. « Hæc tamen similia « sunt iis, cpcæ apud Platonem disputantur, Alcih., I, ut inde sumpta esse appa- « reat. » Il est vrai qu’au commencement du dialogue, Socrate cherche à con- vaincre Alcihiadc que ce n’est pas de la foule qu’on apprend ni la notion du juste et de l’injuste, ni toutes les idées cpii regardent l’homme elles choses; mais les paroles ne sont pas du tout seml)]ahles, et je trouve une hien plus grande analogie entre les réflexions de Galien et le passage suivant de Xénophon [Mem. Socr., III, ΙΠ, 9) ; a Socrate, Certes, tu sais que dans toutes les choses de la vie, on se fie de préférence à ceux qu’on regarde comme les meilleurs ; ainsi, en cas de maladie, on se remet surtout entre les mains de celui qu’on estime être le médecin le plus excellent ; sur mer, on se confie au meilleur pilote, et pour les travaux de la terre, au meilleur agriculteur, etc. » Voyez aussi Lucien, Hermo- tim., LU, t. I, p. 993-i.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29001286_0001_0058.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)