Volume 1
Œuvres anatomiques, physiologiques et médicales de Galien / traduites sur les textes imprimés et manuscrits, accompagnées de sommaires, de notes, de planches et d'une table des matières, précédées d'une introduction ou étude biographique, littéraire et scientifique sur Galien, par le Dr Ch. Daremberg.
- Galen
- Date:
- 1854-1856
Licence: Public Domain Mark
Credit: Œuvres anatomiques, physiologiques et médicales de Galien / traduites sur les textes imprimés et manuscrits, accompagnées de sommaires, de notes, de planches et d'une table des matières, précédées d'une introduction ou étude biographique, littéraire et scientifique sur Galien, par le Dr Ch. Daremberg. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![■I h ( I I i i I i ( I I il Ί ( F L B »; >( trouve de se sciw des puissanees qui lui sont données par la na- ture ; mais quand on croit voir ce qu’on ne voit pas, entendre des sons que personne ne profère, ou qu’on dit des choses honteuses, impies, ou tout à fait folles, (fest une preuve (pie l’ame ii’a pas simplement perdu les puissances qui lui sont naturelles, et (pi’il s’est introduit en elle quelque chose de contraire à sa nature, (iela donc affaiblit diqà cousidih'ahlemeut la (Oujecture que toute l’es- sence de l’Ame est incorporelle. Gomment, en effet, pouri'ait-elle, par son union avec le cc^rps, être amenée à une nature opposée à celle qu’elle possède, si elle n’est ni une certaine qualité, ni une forme, ni une affection, ni une puissance du corps Mais ahan- donuons ces réllexions, pour que la partie accessoire ne devienne pas beaucoup plus étendue que le sujet lui-même cpie nous nous proposons de traiter. Les maux du corps dominent l ame, cela ^ s(î voit manifestement dans la niélancolie , le plu^énUis et la ηκιηιοÿ car ne reconnaître ni soi-même, ni ses proches , par suite d’une maladie (phénomène que Thucydide (11, 47, suiv.) a dit s’êtri' montré chez beaucoiqt d’individus [pendant la peste d’Athènes], et que nous avons vu nous-mêmes dans la ])este qni a régné il y a peu d’années)^, paraît être la même chose cpic ne pas voir à (‘aus(* * d’une chassie ou d’une cataracte, sans que la faculté visuelle soit altérée; mais voir trois choses pour une, est une grande aflêctlon de la faculté visuelle, affection qui ressemble au phréiiitis. Chapitre yi. — Galien établit par deux passages du Tirnée, que suivant Platon les maladies de l’àiiie sont une eouséqueuce de la mauvaise couslilutiou du corps. Le passage suivant démontrera qu(‘ Platon Ini-même savait que l’ame est lésée par une cacochymie du corps : « Quand le flegme acide ou salé, ou quand les humeurs amères et bilieuses, quelles qu’elles soient, errant dans le corps, ne peuvent trouver une voie pour s’échapper, et que roulant à rinuTieur, clU's ‘ Ούοέ, vulg. ; το οέ, cod. Flor. qui est une excellente leçon. * Il s’agit sans doute de la j)este antonine^ dont Galien ])arle en plusieurs en- droits de ses livres. Voy. Ilecker, De peste antoniniana, Berol., 1835, 8“. — Le texte vulg. porte ο~ερ o τε Θουκυδίδης έκβήναι τεολλοις φητ'.ν, vulg. ; avec le manu- scrit de Flor. j’ai lu συ|χβήναι au lieu de ζγ.ίψαι. 1](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29001286_0001_0093.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)