Contribution à l'étude des arthropathies dans la syphilis acquise : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 4 janvier 1907 / par Spiro Gologanoff.
- Gologanoff, Spiro, 1883-
- Date:
- 1907
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Credit: Contribution à l'étude des arthropathies dans la syphilis acquise : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 4 janvier 1907 / par Spiro Gologanoff. Source: Wellcome Collection.
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![lection. Elles se localisent sur une, deux, trois ou plu- sieurs articulations à la fois. Le plus'souvent les arthral- gies sont polyarticulaires. Symptômes. — Le grand signe de ces manifestations est la douleur. « Rien que des signes négatifs, en un mol, à part la douleur » (Fournier). Si l’on examine l’articulation où le malade localise la douleur, ou ne trouve rien. Son aspect extérieur n’est pas modifié ; les téguments sont intacts ; il n’y a ni gonfle- ment ni déformation ; la palpation ne fait connaître ni épanchement articulaire, ni épaississement de la syno- viale, ni altération des os. Quelquefois on constate quel- ques légers frottements; dans l’articulation malade. C’est un signe inconstant (Morestin). La douleur est spontanée et provoquée. Voici comment Fournier décrit la douleur articulaire : « La nuit quand je m’éveille, disent les malades, je ne puis remuer mes membres, ils sont lourds, engourdis, comme impotents. Il m’est impossible de faire plier mes jointures. De même, le matin, en me levant, je suis comme paralysé, je ne puis mouvoir mes articulations, lever mes bras, me baisser pour ramasser mes chaussures. Puis quand je me suis forcé, alors cela va mieux. Mes jointu- res qui étaient comme « rouillées » se dérouillent; mes membres se meuvent avec moins de douleurs et plus de liberté. Finalement, au bout de quelques heures, je ne trouve plus rien de cela et je me trouve assez bien tout le lestant de la journée, de crois alors que c’est fini, mais la nuit suivante et le lendemain matin, c’est encore la même chose, et tous lesjours à l’avenant. » C’est une douleur qui n’est pas continue, présentant des exacerbations nocturnes, <] ui tout le caractère de ladouleursyphilitique. « Contraire- ment à ce qu’on observe dans presque toutes les maladies](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22423102_0025.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


