Traite philosophique et experimental de matiere medicale et de therapeutique / par G. A. Giacomini.
- Date:
- 1873
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Credit: Traite philosophique et experimental de matiere medicale et de therapeutique / par G. A. Giacomini. Source: Wellcome Collection.
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![ans les gros intestins; de là elle est •ansportée dans la veine porte et au >ie, et de là, en sa qualité de matière (assimilable, elle est excrétée avec la ile et évacuée avec les excréments. (N. d. trad.) [Il serait, ce nous sent- ie, plus naturel de dire que la portion ’aloès qu’on rencontre dans les fèces st passée directement de l’estomac au ectum sans être absorbée. Rien ne rouve en effet qu’elle ait parcouru la eine porte et le foie avant de sc mêler la matière fécale.] S’il existe un remède dont l’action soit larquée sur le foie, c’est assurément aloès. Le foie se l’approprie comme il ï fait des autres substances résineuses ui se trouvent dans le chyle et le sang, iette action de l’aloès est hyposthéni- ante, et s’exerce de préférence sur estomac et les intestins, si la dose est •gère ; sur tout l’organisme, si la dose st très-forte. § Y. Effets dans les maladies. — 'après ce que nous venons de dire, on nnprend pourquoi l’aloès a été trouvé e tout temps utile contre les hépatites hroniques, connues autrefois sous les oms d’hypochondriasis, jaunisse, ob- :ruction ; pourquoi il est utile dans les as d’indigestion, d’anorexie, de dyspep- e, dépendan t d’une nourriture trop épi- ée, trop succulente ou trop abondante, 'une vie sédentaire, d’une congestion à estomac; et pourquoi enfin il est aussi tile dans les douleurs d’estomac, ainsi ue je l'ai expérimenté plusieurs fois, t queCullen l’avait dit (4); dans les en- crites chroniques, dans l’helminthiasis, ans les coliques inflammatoires, dans •s dysenteries, dont il calme les dou- :urs, arrête les évacuations alvines dé- angées. C’est à cause de l’action hy- osthénisante vasculaire de l’aloès que exvis observa, après une longue admi- istration de cette gomme résine, que ! sang devenait plus fluide (5) ; qu’il anvient dans les bronchites ou sub- ironchites, dans les métrites chroni- ues avec aménorrhée; dans la chlo- ase, dans la scrofule et autres mala- ies phlogistiques dans lesquelles l’a- iès était regardé autrefois comme fon- ant et emménagogue, et par Hamilton (4) Tratt. di mater, med., trad. ital. di alla-Decima, t. vi, p. 149. (5) Mateiia medica, 1791. London. comme remède universel (6). Paul d’E- gine regardait l’aloès comme un médi- cament ami de l’estomac; Boerhaavc, comme une substance fort innocenle(7). Son utilité est presque proverbiale dans une foule de maladies ou indispositions (8). Aussi a-t-on enregistré dans les pharmacopées une foule de préparations danslesquellcs l’aloès entre coinmeprin- cipal ingrédient : il entre dans les grains dits de santé, dans les pilules angéli- ques ou de Francfort, dans celles de Stall, etc. L’aloès figure encore dans l’élixir de longue vie, dans l’onguent vermifuge, dans l’électuaire laxatif. Un grand nombre de ces préparations aloétiques sont tombées en désuétude. On en trouve cependant encore un assez grand nombre dans la pratique; et il serait contraire à l’observation journa- lière de le considérer comme échauffant, stimulant, irritant, et propre à produire les hémorrhoïdes. Il serait à désirer que l’art possédât un remède capable de pro- duire les hémorrhoïdes au besoin ; mal- heureusement cependant il ne produit pas plus les hémorrhoïdes que tout autre purgatif. Que si quelquefois les hémor- rhoïdes se sont déclarées après l’admi- nistration de l’aloès (ainsi que plusieurs le certifient), il faut croire que ce résultat n’a eu lieu que comme une conséquence de la maladie même pour laquelle on l’avait prescrit, puisque, depuis le temps que j'en fais usage , et que je l’ordonne continuellement à plusieurs malades, cet accident n’a jamais eu lieu ; je dirai même qu’ayant eu à traiter plusieurs individus atteints d’hémorrhoïdes,je me suis précisément servi à dessein de l’a- loès : elles ont perdu leur sensibilité et ont disparu. Je ne me suispas cependant hâté de tirer de ce fait une conséquence générale, car le résultat pouvait à la rigueur dépendre d’autres circonstances. On spit néanmoins que Stahl et ses élè- ves avaient eu recours à l’aloès pour guérir ou soulager des hémorrhoïdes(9); que Cullen aussi s’en était servi sans (6) Observations sur les avantages et l’emploi des purgatifs. Trad. Paris, 1825. (7) Chem , t. ii, p. 285. (8) Qui vult vivere annos INoe, sumat pilulas de aloe. (9) Pitschaft, Hufel. Journ,, 60 Bd., 4 St., p. 94.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21985728_0537.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


