Traite philosophique et experimental de matiere medicale et de therapeutique / par G. A. Giacomini.
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traite philosophique et experimental de matiere medicale et de therapeutique / par G. A. Giacomini. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
553/614 page 539
![)9); que IJolbrook (100), Will (1) et ’yrrel (2) l’ont louée contre la strangu- ie douloureuse. Les médecins allemands nt préconisé beaucoup la belladone our préserver de la scarlatine et d’au- res exanthèmes. L’expérience pourtant ’a pas toujours répondu à cette attente; 'autant plus qu’on ne pourrait pas as- urer que les enfants qui n’en furent as atteints en prenant le médicament auraient été en ne le prenant pas. La elladoue est d’ailleurs un remède trop éroïque pour qu’on puisse s’en permet- re l’administration trop légèrement et ans une nécessité absolue. Si nous passons àl’examen d’une autre érie de maladies, savoir : à celles qui ppartiennent à l’appareil cérébro-spi- al, nous trouvons d’abord la rage, af- ection dépendant d’un principe spécifi- ée et d’une condition essentiellement aflammatoire du système vasculaire et .e la moelle allongée. (N. d. trad.) [Dans trois cas d’hydro- ihobie que j’ai observés, les cadavres u’ont offert la membrane veloutée des rtères d’une couleur rouge très-vive, t une injection plilogistique profonde lans l’arachnoïde de la moelle allongée, iette injections’étendaitaussi, mais plus égèrement,à la moelle même et au cer- ceau. Si l’on veut rapporter les symptô- nes de l’hydrophobie aux organes d’où 1s émanent, on sera obligé de convenir pie leur source est précisément dans les larties que je viens d’indiquer. Le xùrus le la rage est transporté dans le sang, et aaraît exercer principalement son action dans les artères en général, et en parti- culier dans celles de la moelle allongée.] Dans cette terrible maladie, la bella- done a été préconisée par Mayerne, non- seulement comme remède prophylacti- que, mais aussi comme spécifique (3). Bergmann en faisait mystère, et plusieurs malheureux avaient recours à lui. Dans le Hanovre, on guérissait jadis les hy- drophobes avec la belladone; des ecclé- (99) Mérat et Delens, Dictionn., t. i, P- 492. (100) Férussac, Bulletin des sciences méd., t. i, p. 367. (1) Journal des progrès des sciences mé- dicales, t. i, p. 97. (2) The Lond. med. and surg. Journ. N. S., t. vu, p. 326. 539 siastiques, tels que Schmidt, la donnaient non au poids, mais par cuillerées. Les deux Münch père et fils publièrent plu- sieurs cas de guérisons d’hydrophobie par cette plante (4). D’autres auteurs en confirmèrent l’utilité, parmi lesquels on doit compter Sauter, qui sauva deux hy- drophobes (5). D’autres croient la bella- done inutile contre cette maladie. Sans nousperdre dans dépareillés hypothèses, nous ferons observer que les partisans de ce moyen contre l’hydrophobie l’em- ployaient à des doses très-élevées, tan- dis que ses adversaires ne dépassaient pas les doses ordinaires, ce qui les ren- dait insuffisantes. L’aliénation est une affection de l’en- céphale dont la nature, si elle n’est pas mécanique ou dépendante d’une confor- mation viciée, est hypersthénique. Pour la guérir ou du moins pour la combattre, on a eu recours aux évacuations sanguines et aux remèdes dont l’action est analogue à celles-ci. Parmi ces derniers, la bella- done a été beaucoup vantée par Sieges- beck(G),parMardorf(7), par Schmucker (8), par Münch (9), par Evers (10), par Starck(l l),parRemer(12),parBucli.have (13), par Dreyszng (14), etc. Ce dernier assure avoir guéri à l’aide de la bella- done une encéphalite aiguë. Je ne sais sur quels faits s’appuie Richter, pour contester cette dernière observation, en prétendant qu’il n’aurait été question que d’une manie puerpérale (15). Dans toute espèce de délire, inflammatoire ou hy- persthénique, la belladone est indiquée en vertu de son action contro-stimulanîe (4) Beob. angew. Bellad. b. d. Mensch., 1789. Prakt. Abh. v. d. Bellad. Gotl., 1795. (5) Ifufeland’s Journ., 11 Bd., 1 st., p. 111. (6) Hencheri, Nov. provent. Viteb., 1713, p. 13. (7) De maniac. Giessens, etc., 1691. (8) Vermiscfit. ch. Schr., 1 Bd. 1776, p. 185. (9) Diss. med. sist. obs. c. u. bellad. in med. man., etc, (10) Berl. Samml. z. bef. d. Arzn. 5 Bd., p. 565. (U) Ilandb., 2 Bd., p. 36. (12) Ilüfelatid’s Journ., Bd., 2 st., p. 115. (13) Samml. aus. Abh. z. G. f. pr. Aerzte, 14. Bd., p. 617. ' (14) Andwært, 3 Bd., l th., p. 386.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21985728_0553.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


