Traite philosophique et experimental de matiere medicale et de therapeutique / par G. A. Giacomini.
- Date:
- 1873
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Credit: Traite philosophique et experimental de matiere medicale et de therapeutique / par G. A. Giacomini. Source: Wellcome Collection.
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![(N. d. tr.) [ Plusieurs praticiens pres- crivent préférablement la strychnine sous forme de sel, parce qu’elle est alors plus soluble et par conséquent plus as- similable et sîlre. Malin, Grocbenehùtz, Won der Busch et Fayc prescrivent l’azotate de strychnine à la dose de 5 à 10 milligrammes, toutes les quatre heures. M. Magendie est partisan de l’ioda te de strychnine dans les paralysies. Ricliini vante beaucoup le tartrate de strychnine comme le plus énergique. Formules modèles. 1. Pilules. 2J. Tartre de strychnine, 5 centigram- mes ( 1 grain ). Savon méd., 25 centigrammes (5 grains), M. F. pii. n° x. 2. Mixture. 2J. Sucre blanc, 8 grammes (2 gros). Eau distillée, 25 ccntigrammes(4 onces). Tartrate de strychnine, 5 centigrammes (1 grain). M* exact. A prendre une cuillerée à bouche ma- lin et soir. 3. Teinture. 2J. Strychnine pure, 5 centigrammes ( 1 grain). Acide acétique, 2 gouttes. Sucre blanc, 8 grammes (2 gros). Eau distillée, 60 grammes (2 onces). On triture la strychnine et l’acide dans un mortier de verre, et ou y ajoute l’eau et le sucre. On en prend une cuillerée à café matin et soir. 4. Collyre d’Henderson contre l’amau- rose. 2|. Strychnine, 10 centigr. (2 grains). Acide acétique étendu , 4 grammes (1 gros). Eau distillée, 30 grammes (1 once). On s’en sert comme de tout autre collyre ordinaire. 5. Pommade. 2|_ Acétate de strychnine, 10 centigram- mes (2 grains). Graisse de porc, 15 grammes (1/2 once). M. exact. ] TOXICODENDRON. (Iihus toxicodendron.) § Ier. Caractères physiques. — D’a- près Pose, qui a séjourné longtemps à la Caroline, le rhus toxicodendron et le rhus radicans ne sont que la même plante, de la famille des térébinthacées, pentandrie digynie Lin. Originaire de l’Amérique septentrionale, elle est culti- vée dans nos jardins, où elle forme en automne un très-bel ornement, et pour usage thérapeutique. § II. Notions chimiques. — Nous manquons d’une bonne analyse chimique de ce végéta Rdontlenom indique assez ses qualités délétère squ’on croit résider uniquement dans son suc gommo-rési- neux. Van Mons, de Bruxelles, et d’au- tres pensent que les exhalaisons mal- faisantes de cet arbre tiennent à du gaz hydrogène carboné. Cette opinion ce- pendant est contestable. Lavini et Kalen pensent aussi qu’un principe vénéneux, particulier , volatil , s’échappe de cet arbrisseau, notamment lorsqu’il est en pleine végétation et que l’atmosphère est humide et nébuleuse. § III. Effets sur les animaux. — Beaucoup d’animaux, tels que les che- vaux, les vaches , mangent, sans en être aucunement incommodés, lesfeuilles du rhus radicans, ou toxicodendron. On se- raitporté à croire,d’après cela, que cette plante n’est pas vénéneuse lorsqu’elle est prise par la bouche. Rossi pourtant as- sure qu’ayant donné à un chien du suc de toxicodendron mêlé à de la viande, cet animal éprouva des convulsions (26). Van Mons ditqu’un gros chien, ayant été exposé pendant une nuit aux émanations de cette plante, mourut après avoir pré- senté un gonflement général de tout le corps (27). M. Oriila dit avoir tué un chien avec 15 grammes d’extrait de cette plante; et en voyant dans le cada- vre la muqueuse gastrique un peu rou- geâtre , il a cru pouvoir conclure que le rhus toxicodendron produit une irrita- tion sur l’estomac, et en même temps, après avoir été absorbé, une action sé- dative et engourdissante sur le système nerveux (28). (26) Obs. de nonn. plant, quæ pro ven. liai). Pisis, 1762. (27) De la Méthcrie, Journ. de phys., 1800. (28) Traité des poisons, t. u, p. 63.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21985728_0576.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


