Traite philosophique et experimental de matiere medicale et de therapeutique / par G. A. Giacomini.
- Date:
- 1873
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Credit: Traite philosophique et experimental de matiere medicale et de therapeutique / par G. A. Giacomini. Source: Wellcome Collection.
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![ASSA-FOETIDA. celle de la saignée. Borda, cependant, traita des pneumonites avec l’arnica, sans saignée; mais il s’est convaincu que souvent l’énergie du médicament était au-dessous de l’intensité de la ma- ladie; aussi combinail-illesdcux moyens à la fois. § VII. Action mécanique. — L’âcreté qu’on ressent à la gorge, les cardialgies dont scplaignentquelquclbis les malades soumis à l’usage de l’arnica, ne dépen- dent que de son action mécanique, et cette action elle-même se rattache à l’é- lément résineux de la plante, et est tout à fait innocente au fond. Stoll conseille l’usage de l’arnica, même dans les cas d’irritation gastrique (G 1 ) ; Swediaur sau- poudrait avec l’arnica les ulcères et les plaies gangréneuses. Scliutz assure que l’arnica, appliquée sur les parties enflam- mées ou contuses, fait disparaître promp- tement l’inflammation ; il faitremarquer qu’aux premiers moments elle augmente la douleur, mais qu’aussitôt après elle cesse tout à fait (62). § VIII. Mode d’administration. — On prescrit rarement les fleurs d’arnica en poudre, parce que cette poudre irrite la gorge ; cependant c’est là un léger inconvénient. La dose en poudre est de 5 centigrammes (1 grain) à 1 gramme (20 grains) par jour. On l’administre le plus souvent en infusion théiforme. Pour cela on fait usage des feuilles à la dose de 1 à 2 grammes, et même plus , dans 240 grammes d’eau bouillante. Les feuilles en poudre sont prescrites à 15 et 20 centigrammes à la fois, qu’on peut répéter au besoin. La racine d’ar- nica est employée ordinairement en dé- coction à la dose de 8 grammes, et même au delà, dans J/2 kilogramme d’eau. Formules modèles. L’électuaire d’arnica composé, des pharmacopées, est formé de la manière suivante : 2j. Feuilles d’arnica en poudre, 8 gram- mes (2 gros). Racine de serpentaire de Virginie, et quinquina en poudre, de chacun 4 grammes (1 gros). (61) Rat. med., t. m, p. 159. (62) Mat. med. c Disc. De la Marche, p. 15. Sirop d’écorce d’orange, 15 grammes (1/2 once). A prendre par cuillerées à café toutes les deux heures. 3. Poudre d'arnica composée. 2J. Racine d’arnica en poudre, 30 gram- mes (l once). Serpentaire de Virginie, 15 grammes] (1/2 once). Oléo-saccharum de menthe poivrée, 30 ; grammes (l once). Mêlez et divisez en vingt paquets. 1 A prendre un paquet toutes les deux ! ou trois heures. 3. Pilules. 2J. Feuilles d’arnica en poudre, 2 gram- mes (1/2 gros). Savon médicinal, q. s. pour en faire une masse pilulaire à diviser en vingt pi- lules. Ordinairement on fait les pilules avec l’extrait d’arnica; mais leur action est fort équivoque, à cause de la manière va- riable dont l’extrait est confectionné. I ASSA-F OETI DA. {Résina assœ-fcetidœ.) § Ier. Caractères physiques. — La. substance résineuse ou gomme résineuse nommée assa-fœtida, stercus diaboli,. et par les Asiatiques cibits Dei, nous- vient deslndes orientales, delaPerse, de la Syrie, de la Libye, de la Médie, etc. C’est le suc épaissi de la fecula assa- fœtida, de la famille des ombellifères, t pentandrie digynie , Lin. On l’extrait c par incision des racines de cette plante, k On en distingue deux espèces dans le ji commerce : l’une en petits grumeaux’ j> roussâtres et blanchâtres, mêlés de la— i, mes blanches, friables, transparentes , dj d’une odeur d’ail insupportable; l’autre lj en plus gros morceaux brunâtres parse- té niés de lames d’un blanc jaunâtre, d’une odeur plus fétide encore. Sa saveur est nauséabonde, âcre et amère. § IL Notions chimiques. — Tromms- dorf, qui a analysé l’assa-fœtida, a trouve que la proportion du principe gommeux dépassait de beaucoup celle du principe < résineux. Pourtant il est prouvé par de: h; analyses plus récentes de Brugnatelli c de Pelletier que la quantité de la résine](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21985728_0590.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


