Traite philosophique et experimental de matiere medicale et de therapeutique / par G. A. Giacomini.
- Date:
- 1873
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Credit: Traite philosophique et experimental de matiere medicale et de therapeutique / par G. A. Giacomini. Source: Wellcome Collection.
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![V .il. Eli IA NE. 680 piaule, cl depuis que Tissot eut dit que toute convulsion qui résiste à la valériane doit être regardée comme incurable, cette piaule a acquis une grande réputation. Nous ne pouvons accepter aveuglément cette dernière assertion. Pour nous, une convulsion est une maladie qui, comme nous l’avons dit, se rattache à des condi- tions diverses. L’art de la thérapeutique consiste à débrouiller ces conditions. Or ce que nous venons de dire sur ce sujet à l’occasion da la strychnine, del’assa- fœlida et de l’arnica, s’applique exacte- ment à la valériane. En conséquence, si l’action de cette plante est hyposthéni- sanle, vasculaire et spinale, elle ne peut être utile que dans les convulsions liyperslhéniques, et elle sera sûrement nuisible dans les convulsions hypostlié- niques. Ophélius se loue beaucoup de la valériane dans l’opisthotonos( 100), For- dyce dans la migraine(1), YVhyttdans la manie (2), ainsi que plusieurs autres (3), Brisbane dans les paralysies traumati- ques (4), et d’autres aussi dans la même maladie (5). § Yl. Appréciation cle l’action.—Nous venons de voir que l’action de la valé- riane est liyposthénico-vasculaire et spinale; nous devons ajouter cependant que cette action est assez faible, et qu’on ne doit pas en attendre tous les prodiges qu’on trouve enregistrés dans les ouvra- ges de matière médicale. Elle a bien moins d’énergie que les remèdes précé- dents. Aussi, dans les maladies graves du système nerveux, importe-t-il de faire précéder sou administration par la sai- (100) Samml.aus. Abh. z. Gebr.,etc , 13 B , p. 069; 14 Bd., p. 579. (1) De Hernies an., p. 91. (2) New. diseas., p. 513. (3) Revue méd., t. iv, p. 376. (4) Select, cas., p. 37. (5) Roques, Phylographie médicale, t. ii, p. 3. gnée et autres hypostheuisanls plus ac- tifs. Cela explique pourquoi Alibert n’a obtenu de la valériane que des effets négatifs chez plusieurs épileptiques qu’il a traités ii l’hôpital Saint-Louis pendant cinq ans consécutifs (C). § VII. Action mécanique. — Ou a beaucoup négligé l’élude de l’action chi- mique et physique de la valériane, parce qu’elle est peut-être peu prononcée. (iV. d. lrad.)[_La vertu anthelminthique très-énergique qu’on accorde générale- ment à la valériane pourrait être attri- buée à son action mécanique, ainsi qu’on l’a dit en parlant de plusieurs autres remèdes de cette nature. Quelques ocu- listes ont fait prendre la valériane en poudre par le nez, dans l’idée de forti- fier la vue. Si cette poudre est absorbée dans la muqueuse nasale, elle pourrait agir comme hyposthénisante. Dans le cas contraire, son action serait purement mécanique et analogue à celle de toute autre poudre sternutatoire.] § VIII. Mode d’administration. — La meilleure valériane est celle qui croît dans les endroits pierreux, exposés au soleil; elle est la seule qu’on devrait choisir pour les usages médicinaux. On récolte la racine en mars et avril. On peut donner la valériane en poudre à la dose de 1, 2 et même 4 grammes à la fois. On la prescrit aussi en infusion. On devrait abandonner la décoction et l’ex- trait, car dans ces préparations la partie volatile se perd. Dans cet ordre des hy- posthénisanls spinaux, on pourrait ad- mettre plusieurs autres remèdes que nous avons placés dans d’autres sections : leis sont, par exemple, les hydro-cyana- tes, la cantharide, le camphre, le gaz acide carbonique, le nitre, l’aconit, les mcrcuriaux, l’iode, la ciguë, etc. (6) Nouveaux Éléments de thérapeutique, t. ii, p. 528. Paris, anxm. hhh»-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21985728_0594.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


