Contribution à l'étude des anévrysmes de l'aorte abdominale / par Paul Bouel.
- Bouel Paul.
- Date:
- 1890
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Credit: Contribution à l'étude des anévrysmes de l'aorte abdominale / par Paul Bouel. Source: Wellcome Collection.
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![qui les exaspèrent ou qui les calment. Souvent, en effet, elles sont ])aroxystiques et les accès sont déterminés par une cause parti- culière. C’est ainsi que chez le malade c|ui fait l’objet de l’ohs. I, les douleurs vives se montraient chaque fois (pi’il faisait une longue marche. L’écjuitation dont il usait beaucoup avant Je début de sa maladie, lui était devenue tout à fait impossible, parce qu’elle déterminait des douleurs atroces vers le bas du dos avec irra- diations à l’abdomen. Un autre malade (obs. Il) ressentait dans la jambe droite des douleurs vives, mais ces douleurs n’avaient jamais lieu que dans la station debout et elles se calmaient presque instantanément dans le décubitus dorsal. Dans ces deux cas, le fait seul (|ue les douleurs se calmaient immédiatement et toujours par le repos et le cbangement de position devait attirer l’attention et faire recbercber avec soin les autres signes d’une tumeur anévrysmale. Il est aussi très fréquent de trouver un point douloureux dorsal. Ce point siège en général au niveau de la septième et de la buitièmc vertèbre dorsale, quelquefois au niveau de la deu- xième vertèbre lombaire ; tantôt ce sont des points fixes, bien localisés mais tantôt aussi ils donnent naissance à des douleurs irradiées qui suivent les paires nerveuses correspondantes et déterminent par suite de véritables douleurs en ceinture. Quand la tumeur anévrysmale siège à la partie supérieure de l’aorte abdominale, au voisinage de l’origine du tronc cœliaque on constate presque toujours des points douloureux à l’épigastre. Souvent aussi ces douleurs s’accoiU})agnent de troubles diges- tifs graves, do vomissements. Chez un malade les crises gastralgiques se renouvelaient cha- que fois que l’estomac était rempli de matières alimentaires ; ces crises étaient suivies do vomissements et les douleurs se cal- maient dès que l’estomac s’était vidé de son contenu. On conçoit que, dans ces cas, on soit tout porté à attribuer les douleurs à une affection organique de l’estomac. Enfin, il arrive parfois que, dans le cours de la maladie, le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21702950_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)