Contribution à l'étude des anévrysmes de l'aorte abdominale / par Paul Bouel.
- Bouel Paul.
- Date:
- 1890
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Credit: Contribution à l'étude des anévrysmes de l'aorte abdominale / par Paul Bouel. Source: Wellcome Collection.
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![— !3 — j):iticut ressente tout à cou}), au niveau de la tumeur, une dou- leur beaucoup plus vivo que d’habitude, douleur atroce, décld- raiito, le plus souvent accompagnée do syncope. Dans ces cas ou doit craindre qu’il se soit lait une déchirure au niveau d’un point faible de la poche anévrysmale ; il peut se faire que cette déchi- rure donne seulement lieu à une augmentation de volume de la tumeur, par formation d’un anévrysme fau.v consécutif; mais un tel accident doit faire craindre une rupture complète et précède généralement de peu la terminaison }>ar mort subite. A coté du symptôme douleur, nous devons eu signaler immédiatement un autre qui, d’ailleurs, lui est intimement lié ; nous voulons parler de la claudicalioii intermittente. Ce signe s’est montré de la façon la plus nette, chez le malade (pii fait l’objet do l’obs. I. Au début de sa maladie, nous raconte- t-il, il pouvait bien faire quelques pas sans souffrir, puis tout à coup survenaienl des douleurs paroxysti([ues des plus violentes, (pii entraînaient une impotence fonctionnelle plus ou moins com- plète. Il s’arrêtait alors quelques moments et tous ces troubles se passaient en quohpies minutes, au [)oint qu’il pouvait reprendre sa marche. Or, c’est là un symptôme, (pii, bien que peu fréquent, a une valeur considérable et mérite d’être signalé, ([uand il est net- tement établi et (pi’il se reproduit assez fréquemment, il est, on peut dire, pathognomonique. Il est un autre symptôme, commun à toutes les tumeurs ané- vrysmales, mais (pii a une importance de premier ordre, dans les cas d’anévrysmes de l’aorte abdominale, nous voulons parler de l’expansion. Ce signe est, en effet, à peu près constant, et lorsipi’il est nettement perçu il peut ])ermettre à lui seul d’affirmer le diagnostic d’anévrysme. Chaipie fois que l’idée d’une tumeur anévrysmale possible vient à l’esprit, il est de première nécessité de rechercher ce signe avec soin, puis([ue l’anévrysme seul peut lui donner naissance. En effet, lorsipi’ime tumeur d’autre nature, un kyste, un abcès, siège au-devant d’une grosse artère ou lui est accolée, elle [leut répercuter les battements de cette artère, mais jamais elle ne](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21702950_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)