Contribution à l'étude des anévrysmes de l'aorte abdominale / par Paul Bouel.
- Bouel Paul.
- Date:
- 1890
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Credit: Contribution à l'étude des anévrysmes de l'aorte abdominale / par Paul Bouel. Source: Wellcome Collection.
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![pmisifs^ qui soulèvent et abaissent alternativement la paroi abdominale ; en plaçant une main en avant et l’autre en ar- rière on sent que les deux mains sont manifestement écartées Tune de l’autre à cha([ue systole cardia(pie. Ces mouvements correspondent à des battements profonds qui ont leur siège dans la masse même et donnent la sensation d’une ampliation générale se faisant en tous sens et non de battements communiqués. Or ce signe est presque pathognomonique et d’emblée il im- pose la conviction d’un anévrysme de l’aorte al)dominale. Chez ce même malade on a songé un moment à la possibilité d’un leucocytliémie a cause de la décoloration de son teint et de l’augmentation de volume a})parente du foie et de la rate, mais cette erreur a été rapidement évitée dès que l’on a })u constater que rhypertroj)bie de la rate n’était pas réelle. L’examendu sang eut d’ailleurs enlevé tous les doutes qui auraient ])u subsister. Enfin, ([uebpies-uns des médecins qui ont examiné ce malade avaient émis l’iivpotlièse d’un abcès delà régionpérinépliretique. Beaucoup des signes constatés répondaient en effet à cette sup- position et lui donnaient les apparences de la réalité. Il existait manifestement un enq)âtement diffus de la région rénale gauche et l’on sentait, au milieu d’une rénitence diffuse, quelques points tluctuants ; la pression sur la région lombaire éveillait une douleur sourde et contusive qui rappelait celles des collections inflammatoires profondes.Tous ces signesconcordaient d’autant plus avec l’idée d’un phlegmon ([ue le malade ra})por- tait tous ces accidents à un traumatisme (pi’il avait éprouvé deux ans auparaA'ant en faisatd, dans un escalier, une chute sur les reins. La première objection à faire à cette hy{)othèse était l’absence de fièvre,(|ui n’avait jamais existé à aucune période de l’affection ; mais soinmnt les phlegmons [)érinépliretiques évoluent sans élé- vation thermique notable et presque sans réaction, surtout lors- ([u'ils mettent longtenq)s à se développer ; enfin, ce diagnostic er- roné fut écarté par suite de l’absence d’œdème local et par ce fait](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21702950_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)