Contribution à l'étude des anévrysmes de l'aorte abdominale / par Paul Bouel.
- Bouel Paul.
- Date:
- 1890
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Credit: Contribution à l'étude des anévrysmes de l'aorte abdominale / par Paul Bouel. Source: Wellcome Collection.
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![marquées sur la peau sont aotuellemeul inexactes ; il est absolument évident qu’elle a diminué de volume. 20 décembre. L’amélioration est exlraordinaire. L’état général est tou- jours satisfaisant; mais les symptômes pénibles dont se plaignait la malade ajuste titre, semblent avoir complètement disparu. La malade se lève et peut marcher sans ressentir de gène au creux épigastrique ; tes douleurs au niveau des jambes, les névralgies du côté des lombes, les sensations pénibles du côté du ventre ont disparu. Il n’y a plus de palpi- tations, môme après la marche. Lorsque l’on vient à palper la tumeur elle-môme, on peut le faire, môme en exerçant une certaine pression, sans (léterminer la moindre sensation douloureuse. Le soulagement est consi- dérable. Le volume de la tumeur a considérablement diminué et il semble pres- que moitié moindre ; elle soulève encore la paroi abdominale à chaque systole ventriculaire ; mais par la palpation, ou ne la sent plus sous la peau comme au moment de l’entrée de la malade; elle semble plus pro- fonde et il est besoin de déprimer assez fortement la paroi pour arriver à son niveau. Les battements, l’expansion et le souftle existent encore mais extrême- ment atténués ; ils ne possèdent plus les caractères de violence et d’énergie qui existaient au moment de l’entrée. L’iodure de potassium est continué à la dose de 3 grammes. 12 janvier 1885. La malade demande cà sortir ; elle est dans un état aussi satisfaisant que possible. On ne peut affirmer que la guérison est cer- taine ; néanmoins les résultats obtenus par la médication iodurée, en un temps aussi court, les modifications heureuses survenues avec une aussi grande rapidité, la suppression presque complète de tous les phénomènes douloureux ou gênants, font supposer que l’amélioration persistera, et le résultat obtenu est déjà considérable, puisqu’il permet à la malade de vaquer à ses occupations sans douleurs et sans fatigue, ce qu’elle ne pouvait faire avant le traitement. La malade est revue le 30 juin 1885; les troubles fonctionnels n’ont pas reparu. L’état de santé est aussi bon que possible. Depuis sa sortie de l’hôpital la malade a pu reprendre ses occupations. La marche n’est nulle- ment pénible ; elle n'a plus eu de douleur ; les palpitations, les sensations précordiales pénibles n’ont pas reparu, elle se trouve complètement gué- rie, et n’était la présence de la tumeur elle-môme, on pourrait croire elfectivcment à une guérison complète. Il faut se contenter d’une amélio- ration considérable jusqu’à présent. L’examen de l’état local donne les résultats suivants ; Le thrill persiste à trois travers de doigt au-dessous de l’a])pendice xiphoïde et à deux travers de doigt en dehors, il est très doux, à peine perceptible. On perçoit depuis une ligne horizontale passant à deux travers de doigt de l’ombilic, jusqu’à l’appendice xiphoïde, sur 1 ligue médiane, seulement des battements : ils sont doubles et isochrones à chaque systole ventriculaire.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21702950_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)