De la pénétration des particules solides à travers les tissus de l'économie animale / par le Docteur Crocq.
- Crocq, Jean Joseph, 1824-1898.
- Date:
- 1859
Licence: Public Domain Mark
Credit: De la pénétration des particules solides à travers les tissus de l'économie animale / par le Docteur Crocq. Source: Wellcome Collection.
123/224 (page 113)
![être fournis Lun cl l'autre que par la coiitraclion de l’intestin, contraction éminemment variable et propultrice? Cette contraction tend sans cesse à pousser en avant le contenu de l’intestin, non à le maintenir fixe à la même place. On comprend qu’elle puisse chas¬ ser à travers les tissus de l’intestin, un corps pointu, dur, turgide comme la tête d’un ascaride ou d’une filaire; on ne comprend pas qu’elle puisse le maintenir assez longtemps appuyé à la même place pour déterminer la résorption de ces tissus. L’ulcération déterminée par un corps dur appuyé sur un tissu mou n’est d’ailleurs pas une résorption; c’est une mortification due soit à l’action directe du corps étranger, s’il appuie assez forte¬ ment pour empêcher l’abord du sang, soit à l’inflammation que sa présence provoque. C’est ainsi que s'opère le passage des pépins et noyaux de l’appendice cœcal dans le péritoine ou dans le tissu cellulaire. Une semblable lésion peut exister partout ailleurs et amener aussi des perforations, comme on le voit dans l’estomac. L’ulcéra¬ tion peut du reste se cicatriser après que le corps étranger a passé plus loin, et c’est là ce que M. Robin a pris pour la régénération molécule à molécule du tissu résorbé. Mais ces lésions pathologi¬ ques n’ont rien, absolument rien de commun avec le phénomène que j’étudie, la pénétration des particules solides dans nos tissus. La doctrine de la pénétration n’explique pas non plus pourquoi ce phénomène n’est pas constant, pourquoi parfois un animal nourri pendant longtemps avec des matières pulvérulentes n'en présente pas de traces; elle n’explique pas pourquoi chez les gre¬ nouilles, il a lieu si rarement qu'il y constitue presque une excep¬ tion. Pourtant la pression exercée par les contractions intestinales sur les particules contenues dans l’intestin est toujours et partout la même. La résorption des tissus placés devant ces particules n’est du reste pas si facile à comprendre qu’elle le paraît au premier abord. On se figure un corps à large surface, une balle, une collection purulente, appuyant sur une masse de tissus, sur un certain nom¬ bre de faisceaux, et on se représente ceux-ci qui disparaissent. Mais il ne s'agit pas de cela : il s’agit d une molécule de ]/jooo 'A !/ioo](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29312000_0123.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)