Contributions à l'étude des polypes de la vessie ... / par César Durand.
- Durand, César.
- Date:
- 1875
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Credit: Contributions à l'étude des polypes de la vessie ... / par César Durand. Source: Wellcome Collection.
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![sans énergie. Il était comme indifférent au monde extérieur. De temps à autre il poussait quelques plaintes en indiquant de la main la région hy¬ pogastrique, surtout au moment où l’on se préparait à pratiquer le cathé¬ térisme. Il lui était impossible de se tenir debout. Affaissé dans son lit, il se montrait d’ailleurs d’une grande docilité au moment des explora¬ tions. Il ne présentait rien d’anormal du côté des systèmes vasculaire et respiratoire. Les troubles du tube digestif se bornaient à un peu d’ano¬ rexie et de diarrhée. Du côté des organes génito-urinaires, on constatait les symptômes suivants: Besoins fréquents d’uriner, surtout dans la seconde moitié de la nuit et le matin; dès que la vessie tendait à expulser son contenu, sensation de douleurs dans la région hypogastrique, douleurs s’irradiant dans les régions lombaire et périnéale. Jet d’urine difficile, et, malgré les efforts du malade, tombant sans aucune tendance à la projection en avant. Souvent même, l’urine ne coulait que goutte à goutte, et quelque¬ fois les contractions les plus énergiques ne pouvaient amener l’expulsion de la moindre quantité de liquide. D’autres fois enfin, le jet commencé était brusquement interrompu, comme si, sur l’orifice uréthro-vésical, une soupape s’était subitement interposée entre le liquide et le conduit vecteur de l’urine. Jamais de sang n’a paru dans le cours de l’observation. Quant à l’urine, examinée au microscope, elle montra quelques détritus épithéliaux en faible quantité. Vers la fin de notre observation, l’urine se présentai] comme un liquide blanchâtre, louche, exhalant de fortes odeurs ammo¬ niacales. 0 Le cathétérisme fut pratiqué, mais non sans difficulté, avec une sonde métallique. Celle ci, en effet, s’engagea d’abord dans de fausses routes, dues probablement à des explorations antérieures, et ne fut conduite que tardivement dans l’intérieur de la vessie. Cet organe fut vidé et rempli de nouveau par une injection d’eau tiède. La sonde, promenée dans l’intérieur de la vessie, du côté droit, n’indiqua rien d’anormal. Mais, au moment de traverser la partie médiane, immédiatement sur la limite de la moitié gauche, elle fut brusquement arrêtée par un obstacle](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30573373_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)