Éléments d'histologie humaine / par A. Kölliker ; traduction de MM. J. Béclard et M. Sée ; revue par l'auteur.
- Albert von Kölliker
- Date:
- 1856
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Credit: Éléments d'histologie humaine / par A. Kölliker ; traduction de MM. J. Béclard et M. Sée ; revue par l'auteur. Source: Wellcome Collection.
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![comme le seul agent i.icitatour. Ei. preinier lieu, on rie voit pas, en effet pourquoi le conteim des cellules ue pourrait pas, absolunient comme le cj toblasteme, se metamorphoser de lui meme; et en secoud lieu les clian- gements de niembrancs de cellules, qui sontmoins depeiidaiiles du „ovau ont aussi quelque iidluence sur le coiitenu des cellules, comme le prouveiit les depüLs qui ont lieu k la surlace <le ces membranes et la dissolution qui s'empaie li'equemment du contenu solide dans leur voi^inage. 11 n'est pas necessaire, au reste, d'admettre avec Sclnvann, une force meiaboli(]uc par- ticuliere; car, dune part, les causes des plienomenes sont certainement d'especes tres diverses et d'autre part, on peut, h tous les poiiits de viic, rallaclier ces phenomenes aux ibrces moleculaires connues. L'action du noyau peut etre, noii sans raison, coraparee aux aclions dites de contact, car, pendant les translormationsde la cellulc, le noyau reste ä peu pressans changement; et en second lieu, il consiste en une subslance azotee qui, comme la pepsine (laquelle n'est rien autre chosequ'un contenu de celluie)[ modifie facilement la Constitution chimique des matieres environiianICF. Quant aux rapports de la membrane de cellule avec lesempi unts de mr.* tiere, il nous est permis maintenant de les envisager comme des pheno- menes d'imbibition et de ditlusion. Pour donner une idoe de la composilion chimique du conlenu des cellules, jo rap- porterai ici deux analyses. Lo jauno do l'oeuf de pnulo renfermn pour 100 pürlies : eau, i8,55; casöine, 1 {,93 ;a1bumitieel caseinemölangees0,s92 ; albuniinp, 2,8i I ; membranes des cellules du jaune, 0 459; prais^e, 3LU; (30, »6 daprcsGobley)' Cette graisjo est consLiluee par : elaine cl margarino. 21,304 ; clioleslei ine, 0. t38 : lecilhine (phosplioree) et c^rebrine, 8,42'); sels. 1,32 i. Cent parlies de cendrcs donnenl : potassium, 8.60 ä8,93; clilorure de sodium. 9,12 ; acide pho-phoriquo, 6G,7 ä 67,8 : chaux, 13,21 ; magnösie, 2,07 : oxyde de fer, 1,iö ; silice, 0,(135. — Les globules du sang renfermenl: eau, 68,88 ; liernyline. 1,67: globuline et mom^ branes, 28,22 ; gi-iiissc, ••,23; nialieres exlracUves, 0.26: matieres mincr.iles (abs- traclion l'ailedu Ter conipris dans l liemalino), 0,81. Les pro|)orl.ionsdL) ces matieres minerales sont les suivanlcs : chlore, 0,16 : acide sulfurique, 0,006 ; acide pliosjjlio- riquft, 0,4: polassium, 0,33 ; sodium, 0,10; oxygöne, 0,06; pliosphale de cliaiix, 0,01 ; pliosphale de magnosie, 0,007. II y a da plus de l oxygönc el da l'acide car- bonique libre, bsquels se trouvenl aussi dans le jaune. Les extmplcp preceJeiits nous monlrenl des cellules tres rich?s cn subslanccs proteiques; el les prcmiores le sonl aussi en subslances grasses. Nous pouvons considerer ces exemples comme represenUinl assez bien la mesure moyenne de ces sorles de cellules. II est tres interessant de comp'irer le conlenu de ces cellules avec le plasma du sang, aux depens duquel \e» unes se formenl, et dans lequel les aulrcs vivent. Tandis que le plasma du sang ne ranfernie gucre que 10 parlies pour I Oo de parlies solides, los globules du sang, au conlraire, pressnlcnl; i-ous ce rapporl, iin excedanl remarquable, d'oü res.-orl la preuve qu il y a des cellules donl li^ conlenu n'est nullemenl en rapporl d equilibre avec le cylobhislemeaux di^pens duquci elles s'enlreliennenl. Si nous envisageons chaque subslance en parlieulier, nnus voyons que les globules du sang renfermenl de l'lienialine, qui n existe pas dans le plasma ; qu ils conliennenl plus de graisse. de polass.uin el d acide phosphorique, el moins de chlore, de matieres exlraclives, de soudc et de sels lorreux.que le |)lasma Le jaune de roBufde i)Oule renferme aussi une quanlilt^de principes solides re:iiarqual)lempnt pliTS grande que le sang, quo!que cela seit moins frappant que pour las globules du sang qui nagenl dans le plasma. liest digne d'inlörßl aussi, que les quanliles rela-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24757287_0060.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


