Considérations sur la nature des fièvres intermitentes ; dissertation présentée et soutenue, à l'École spéciale de Médecine de Strasbourg, le Lundi, 12 Décembre 1808, à trois heures après midi / par Gérard Freudenberg.
- Freudenberg, Gérard.
- Date:
- 1808
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Credit: Considérations sur la nature des fièvres intermitentes ; dissertation présentée et soutenue, à l'École spéciale de Médecine de Strasbourg, le Lundi, 12 Décembre 1808, à trois heures après midi / par Gérard Freudenberg. Source: Wellcome Collection.
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![§. 5]. Les intermittentes inflammatoires exigent, dansleurpre- mière période, la méthode antiphlogistique, d'après l'acception ordinaire de ce mot. Dans les intermittentes printanières, prin- cipalement dans la quotidienne et dans la tierce, il peut se pré- senter des cas où la saignée est impérieusement indiquée, surtout lorsqu'un hiver très-froid est coupé par un printemps variable. Les personnes jeunes, robustes et bien nourries, demandent le même traitement lorsque les signes évidens de l'inflammation rite cessent pas même dans l'intervalle des accès. Le nitre et les sels neutres seront aussi long-temps indiqués, dans ces mêmes cas, que la fièvre intermittente ne se sera pas convertie en légitime pure; car alors le quinquina devient le seul spécifique. §. 02. Dans l'intermittente gastrique, les vomitifs ont joui de tout temps d'une grande réputation; et il faut convenir qu'on ne sauroit s'en passer dans ces cas, et qu'ils produisent un effet prompt et instantané- Mais sachons bien distinguer îes circonstances dans lesquelles leur emploi convient, La constitution épidémique, les signes connus de la gastricité, trés-prononcés pendant le paroxisme et persistant même dans l'apyrexie, nous invitent à faire usage des médicaraens antigastriques, jusqu'à ce que la fièvre soit devenue pure et légitime : alors seulement il est permis d'avoir recours au quinquina en substance. §. 53. Le traitement de l'intermittente nerveuse demande toute la sagacité et toute la prudence du médecin. Tout dépend de la promptitude av€c laquelle on démêle sur-le-champ le caractère de la maladie. Il faut ensuite se bien pénétrer de l'idée que cette fièvre n'est qu'un typhus ou une inflammation qui a une grande tendance à la frénésie et à la gangrène. C'est ici le cas d'admi- nistrer le quinquina aussi promptement que possible, et de lui associer le musc, le camphre, l'opium, que l'on donnera même durant les paroxismes. |. 54- Après le quinquina ij n'existe pas de meilleur remède](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21365428_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


