Lettre de Pekin, sur le génie de la langue chinoise : et la nature de leur écriture symbolique, comparée avec celle des anciens Égyptiens; en réponse à celle de la Société royale des sciences de Londres, sur le même sujet: on y a joint l'extrait de deux ouvrages nouveaux de Mr. de Guignes, de l'Académie des Inscription & Belles-Lettres de Paris, relatifs aux mémes matieres. / Par un pere de la Compagnie de Jesus, missionnaire à Pekin.
- Pierre-Martial Cibot
- Date:
- M. DCC. LXXIII. [1773]
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Credit: Lettre de Pekin, sur le génie de la langue chinoise : et la nature de leur écriture symbolique, comparée avec celle des anciens Égyptiens; en réponse à celle de la Société royale des sciences de Londres, sur le même sujet: on y a joint l'extrait de deux ouvrages nouveaux de Mr. de Guignes, de l'Académie des Inscription & Belles-Lettres de Paris, relatifs aux mémes matieres. / Par un pere de la Compagnie de Jesus, missionnaire à Pekin. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![ment , l'origine de fa légiflation , le livre dans la ledure du- quel fes Souvérains & fes Miniftres doivent fe former, la {ource la plus pure & la moins équivoque de fon hiftoire , le plus important des livres facrés de la Chine, pour lequel on n'a pas moins dé vénération que nous n’en avons pour les textes de l'Écriture Sainte, & auquel on n’oferoit chan- | ger un feul de fes Carateres qui tous ont été comptés, & sl ont au nombre de vingt-cinq mille fept cens. Il fe diftingue par l’auftérité de fa morale. Par-rout il enfeigne la vertu, lattachement le plus inviolable au Souverain, le plus pro- fond refpe& pour le culte religieux, la plus parfaire fou- miflion aux Magiftrats. 11 prefcrit les devoirs de ces Magif- trats & de tous les Officiers envers les peuples, tegardés comme les enfans du Souverain, & les obligations du Sou- vérain lui-même, auquel on accorde à peine quelques délaffemens. C'eft par les loix contenues dans cet Ouvrage qu’an- ciennement les Chinois ; admirés de toutes les nations , ont été pris pour arbitres par leurs voifins. On feroit tenté de croire que la morale du Chou-king a été puifée dans les écrits des Stoiciens , fi lon ne favoit pas que la mort de Confu- cius , qui n'a été que le compilateur & le révifeur d’un livre dont les différentes parties exiftoient avant lui, a précédé Jes fondateurs de cette Seéte. C’eft donc un des plus anciens livre que nous ayons ; s’il en faut même croire les Chinois, on y trouvera des parties qui remontent à la plus haute antiquité; car ils penfent que les Chapitres qui concernent Yao & Chun ont été compolés par des Auteurs contemporains. Or, fuivant la Chronologie ordinaire des Chinois, Yao re gnoit vers lan 2357 avant Jefus-Chrift. Mais Mr. de Guignes n'eft pas fi crédule, ni fur lancienneté de ces Chapitres, ni fur celles des faits qui y font racontés. Il y remarque même des détails qui font naître de violens foupçons RS état | | i]](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30418720_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)