Sur les résultats de la section et de la galvanisation du nerf grand sympathique au cou : mémoire lu à l'Académie des sciences, le 16 janvier 1854 / par E. Brown-Séquard.
- Charles-Édouard Brown-Séquard
- Date:
- [1854]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Sur les résultats de la section et de la galvanisation du nerf grand sympathique au cou : mémoire lu à l'Académie des sciences, le 16 janvier 1854 / par E. Brown-Séquard. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
3/16 page 3
![dire aux effets de paralijsie, de cessation d'action. Ces derniers eflets sont les seuls dont j'aie à m'occuper maintenant (1). Tous les faits que je vais exposer ont été observés sur la moitié de la tète du côté où le nerf a été coupé ou le ganglion cervical supérieur extirpé. lo La pupille se resserre, ainsi que Pourfour du Petit la découvert. Bien que resserrée, elle n'est pas rendue immobile; ainsi que John Reid l'a vu, elle change encore de diamètre, suivant que l'œil est exposé à la lumière ou non. Je ferai voir dans un autre travail que l'explica- tion de ce resserrement, donnée par Valentin et admise depuis par Ruete, Radclyffe Hall, Morganti, Biffi, Budge et Waller, n'est pas par- faitement Yvaie, et que l'abondance du sang en circulation dans l'œil (1) Les principes élémentaires de physiologie qui se rapportent à ce c[ue je viens de dire peuvent être énoncés brièvement, ainsi qu'U suit : 1 Pendant qu'on coupe un nerf, comme pendant qu'on le galvanise, on l'excite. 2 Quand on excite un nerf, on le fait agir, et l'on obtient, à un degré plus ou moins considérable, les effets de son action. 3° Les effets cpi'on observe, quelcjue temps après la section d'un nerf, sont les consécpiences de sa paralysie ou cessation d'action. Je n'am-ais pas cru devoir rappeler ces principes véritablement élémen- taires, s'ils n'avaient été complètement méconnus à plusieurs reprises, et sur- tout récemment dans ce journal, par M. Cl. Bernard. C'est effectivement pai'ce qu'il a oublié que lorsqu'un nerf a été coupé, le bout périphérique se trouve paralysé et cesse d'agir, qu'il a considéré le grand sympathique comme ser- vant à la production de la chaleur animale. L'expérimentation monire, an contraire, que lorsque le grand sympathique cesse d'agir (ce qui a lieu peu après sa section), la température s'élève, et que lorsqu'on exagère l'action de ce nerf en le galvanisant, on voit, ainsi que je l'ai découvert, la température s'abaisser : de sorte que si, en présence de phénomènes nombreux, on vou- lait conclure d'après deux faits seuls (d'une part, la paralysie du grand sympa- ithique et l'élévation de température, d'une autre, l'action augmentée de ce ■nerf et la diminution de température), sans tenir compte des faits intermc- ■diaires (état des vaisseaux sanguins et quantité de sang en ci],-culation, etc.), on arriverait à dire que lorsque le grand syn^palhique agit vivement, 7 abaisse la température, et que lorsqu'à cesse d'agir, la températiue s'é- ève : d'où l'on conclurait en dernier lieu et très-logic[uement que la fonc- ion normale du grand sympathique est d'empèchcr la çhaleur animale de trop 'élever.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2228414x_0005.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


