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Traité des maladies vénériennes / par Jean Hunter ; traduit de l'anglois par M. Audiberti.
- John Hunter
- Date:
- 1787
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité des maladies vénériennes / par Jean Hunter ; traduit de l'anglois par M. Audiberti. Source: Wellcome Collection.
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![M = ik ee aire DES cortofif, Toutes ces expériences m'ont donné le méme réfultat; le mercure produifant fous toutes les formes , Ie même goût. | | 4 Ces expériences paroiffent démontrer que lorfque le mercure q produit une évacuation par la bouche, il eft certainement | entrainé hors du corps par cette évacuation, & de-la nous pouvons conclure avec raifon, que lorfqu’étant dans le . corps , il produit d'autres évacuations , telles que la diarrhée, la fueur, & une écoulement abondant d’urine , il eft aufim entraîné hors du corps par ces évacuations qui deviennent pour lui des iflues. laure 4 Il paroit aufli par ces mêmes expériences , que peu importe la préparation du mercure, dont on fe fert pour guérir cette maladie, pourvu qu’elle foit facilement diffoute : dans nos humeurs , les préparations les plus fufceptibles de folution étant ers les meilleures. XII. De l'opération da mercure fur le virus. ‘A 4 On peut fuppofer que le mercure agit de trois différentes manières dans les maladies vénériennes. 1°. Il peut s'unir: chimiguement avec le virus, & le décompofer , au moyen | de quoi il peut détruire fes propriétés irritables ; 2°. 1] peut J'entraîner hors du corps par une évacuation ; 3°. Il peut produire une irritation dans la conftitution qui s’oppofe a | lirritation vénérienne , & la détruit entièrement. + On a fuppofé que le mercure agit fimplement par fon poids fur les fluidés.circulans; mais on ne fauroit fe former une jufte idée de cette fuppofition; & fi cela étoit, d’autres fubftances agiroient dans ces tas également à raifon de leur poids, & plufieurs d'elles par MAR mn guériroient ; mais M l'expérience nous apprend quegles corps, qui ont un poids confidérable , tels que la plupäf® des métaux, ne produifent aucun effet fur cette maladie. Aucune circonftance ne prouve que le mercure agifle par une décompofition du virus. | Le mercure ne guérit point certainement la maladie vénérienne en S’unifflant avec le virus , & en produifant une évacuation, Car dans les cas où l'on donne le mercure de façon à caufer des évacuations confidérables, ou dans les conftitutions où le mercure produit aifément des évacua les mêmes évacuations produites par quelqu'autre moyen n'ont pas le moindre effet fur cette maladie, de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28776331_0002_0426.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


