Conférences pratiques sur les maladies du coeur et des poumons / par Le Dr. Louis Renon.
- Louis Rénon
- Date:
- 1906
Licence: In copyright
Credit: Conférences pratiques sur les maladies du coeur et des poumons / par Le Dr. Louis Renon. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
268/398 (page 258)
![Connaissons-nous quelque chose de précis sur les divers facteurs qui prédisposent à la tuberculose chez les diabé- tiques ? L’àge ne paraît pas avoir une g’rande influence, car la coexistence des deux affections s’observe chez les enfants, chez les adultes et chez les vieillards ; chez ces derniers, cependant, révolution serait plus lente, comme dans toute tuberculose sénile. Les formes du diabète n’ont pas plus l’une que l’autre d’importance étiolog-ique marquée ; si la tuberculose est plus commune dans le diabète maig-re, dont elle constitue la fin naturelle, elle existe aussi dans le dia- bète constitutionnel, le diabète gras, et même dans le dia- bète traumatique. En voici un exemple démonstratif que nous devons à M. Hutinel : Un jeune homme de quinze ans devient glycosuriquc, à la suite d’un accident de chemin de fer ; peu de temps après, la tuberculose pulmonaire fait son apparition, rien ne peut enrayer sa marche, et le jeune malade succomba en huit mois, terme déjà long pour la durée normale de la tuberculose diabétique. La quantité de sucre rendue par le malade n’a guère d’influence sur l’appa- rition de la tuberculose. On l’observe avec les faibles doses, quelques grammes (Tapret), la grammes (Hanot). Parfois le diabète est si léger que le tuberculeux ignore qu’il est diabétique, et c’est l’examen d’urines qui le révèle fortuite- ment. Les grandes doses prédisposent aussi bien que les doses moyennes ou faibles ; 1 084 grammes de sucre en vingt-quatre heures, telle était la quantité rendue par un curieux malade de M. Dieulafoy. Cet homme mangeait à son repas « des omelettes de six œufs, un kilogramme de viande et le reste à l’avenant ». 11 rendait ainsi plus d’un kilogramme de sucre par jour, quantité suffisante pour fabriquer 3o0 à 400 grammes d’alcool : il succomba en quelques mois à sa tuberculose pulmonaire. L’épo(]ue du](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21701908_0270.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)