Volume 1
La pratique dermatologique : traité de dermatologie appliquée / publié sous la direction de Ernest Besnier, L. Brocq, l. Jacquet.
- Besnier, Ernest (Ernest Henri), 1831-1909.
- Date:
- 1900-1904
Licence: In copyright
Credit: La pratique dermatologique : traité de dermatologie appliquée / publié sous la direction de Ernest Besnier, L. Brocq, l. Jacquet. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![probablement compris dans les troncs nerveux sensitifs (nerfs moteurs, sécré¬ teurs, etc.). a. Les nerfs moteurs se rendent aux muscles de la peau. Ceux-ci sont des muscles à libres lisses. Dans certaines régions ces muscles sont si abondants qu’ils forment presque une couche à part dans le derme; il on est ainsi pour le dartos du scrotum et du fourreau de la verge, et les muscles de l’aréole du soin et du mamelon. 1) autre part, dans toutes les régions pileuses, les follicules sont pourvus d’un muscle arrecleitr dont il sera question plus bas. Enfin, il existe dans nombre de régions, des muscles lisses obliques, tenseurs de la peau, analogues aux muscles des poils mais sans connexion avec un follicule pileux, et tous ces muscles sont nécessairement pourvus d’une inner¬ va lion motrice. b. L’existence de nerfs sécréteurs, c’est-à-dire de nerfs se rendant aux glandes de la peau et tenant sous leur dépendance l’activité de ces glandes, est physiologiquement démontrée, au moins pour les glandes sudoripares ; la démonstration anatomique en est encore incomplète. J’aurai à citer plus bas les expériences physiologiques qui servent à prouver qu’il y a des nerfs excito- sudoraux; mais les auteurs (pii ont cherché, à l’exemple de ce qu’avait fait Pflüger pour les glandes salivaires et le foie, à voir des terminaisons nerveuses dans les cellules épithéliales des glomérules, ont rencontré jusqu’ici des difficultés techniques insurmontables. Quant aux <jlandes sébacées, glandes holocrines à sécrétion continue, leur structure et leur rôle rendent peu vraisemblable l’opinion selon laquelle elles seraient soumises à l’influence de nerfs sécréteurs. c. Nerfs vasomoteurs. — Ces nerfs jouent un rôle considérable dans le fonctionnement normal de la peau. On les décèle à l’aide de méthodes spéciales, sous forme de plexus munis de cellules ganglionnaires, qui enlacent de leurs innombrables mailles les artères afférentes et les veines efférentes, et les accompagnent jusqu’à leurs plus fines ramifications. J’ai eu l’occasion de montrer autrefois, parla méthode de l’or, les nerfs des gros vaisseaux lympha¬ tiques (*); il est évident que ceux de la peau doivent ne pas en être dépourvus. d. La question des nerfs trophiques est des plus discutées. Y a-t-il des nerfs, n’ayant pas comme les précédents un rôle moteur destiné à favoriser ou à entraver la circulation, mais se rendant aux éléments vivants et actifs, (d se terminant dans les cellules pour leur apporter l’incitation trophique? Rien ne le prouve. Les préparations d’Unna, quia cru voir des fibrilles nerveuses iulra- épidermiques pénétrer dans les cellules malpighiennes et se terminer sur ou dans leur noyau, n’ont pas entraîné ma conviction, non plus que celle de la plupart des histologistes qui ont pu les étudier. (‘) J. D.Uiirn, Soc. de Biologie, 50 juillet 1887. [J. DABI EU]](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29327684_0001_0043.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)