Réflexions sur l'exercice de la médecine / par J. Ch. Fel. Caron.
- Caron, Jean Charles Félix, 1745-1824.
- Date:
- 1804
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Credit: Réflexions sur l'exercice de la médecine / par J. Ch. Fel. Caron. Source: Wellcome Collection.
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![^ t-elle qn’ils ne tombent du faîte d’un édifice ou du haut ’! d’un arbre , et qu’ils se cassent tête-, bras et jambes? [j Quand ils ont des fardeaux lourds à porter ou àtraîner^ S la pureté de leurs mœurs ne les empêchera pas de faire de ces efforts violens qui donneront lieu à des hernies I plus ou moins difficiles à réduire , souvent accompa- gnées d’accidens graves , auxquels on ne peut remédier que quand on est pourvu de beaucotip. d’instructions ? jEnfin , la pureté des mœurs erapêcherà-t-elle l’intem- Série de l’air à laquelle Us sont exposés nuit et jour , ’opérer des suppressions de la transpii’ation , des réper- cussions y qui donneront naissance à des maladies sans nombx’e , comme fluxions aux yeux, et des dépôts con- sidérables à differentes^parties du corps ? Est-ce par des médiocres instructions données sans apprêts , que l’on apprendra aux étudians à traiter toutes les maladies externes J dont je ne donne ici qu’un léger aperçu? Non , il faut leur donner cette bonne instruction chi- rurgicale , qui ne peut se faire sans de grands apprêts- Ce sont sans doute ces raisons qui ont déterminé no* anciens qui en savaient au moins autant que nous , à confier entièrement cette éducation à la chirurgie. Tout veut encore aujourd’hui que ce soit les chirurgiens qui la fassent ,ils sont les seuls qui y soient propres , et qui doivent principalement former le jury. Cependant, pour donner à ce jury beaucoup d’importance , le bon ordre demande qu’on y admette médecins (quoiqu’inutiles) , chiiurgiens et pharmaciens. L’école de médecine en a tracé le plus bel exemple , quand elle s’est emparée du collège de chirurgie 5 ne se sentant pas en état de fiiire à elle seule la grande édu- : cation qu’elle avoit projetée , elle a été obligée ( j’en ai déjà touché quelques, mots ) , d’emprunter les secours ! du collège de chirurgie, celui de la pharmacie 5 elle a ] pris de l’une et l’autre société , des professeurs tant en anatomie , en chirurgie , qu’en chimie et pharmacie. Elle auroit dû user de la même prévoyance , non seu- leiucut pour fuue l’éducation des officiers de sauté,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22446308_0057.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


