Des anévrysmes compliquant les fractures / par Gérard Laurent.
- Laurent, Gérard.
- Date:
- 1875
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Credit: Des anévrysmes compliquant les fractures / par Gérard Laurent. Source: Wellcome Collection.
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![-38 — leur cxlrêmomcnl vive, laquelle diminua ensuite, mais sans jamais cesser. D’après ce récit, je présumai qu’une côte avait pu être rom- j)ue ; edeclivement l’exploration lit reconnaître une fracture de la côte au niveau du mamelon. Depuis huit jours qu’il traitait ce malade M. Roncoli avait pratiqué sept saignées et une application de sangsues. J’ordonnai une nouvelle saignée, la glace en topi{[ue et à l’intérieur, une potion avec le seigle ergoté et la digitale. Nuits mauvaises, sensation d’engourdissement dans le membre supérieur gauche, la tumeur semblese prolonger sous l’aisselle. Le 28 au matin nouvelle saignée, la tumeur fait des progrès dans tous les sens^ elle s’étend jusqu’à l’acromion, se perd dans l’aisselle. Elle était devenue pâteuse et conservait un peu l’impression du doigt. Le bras frappé de paralysie ne pouvait faire un seul mouvement, la pression y développait de vives douleurs. Fièvres, forte agitation. Le soir encore une saignée. Le 29 à midi, on vint me chercher à la hâte, le malade sulToquait, pouls petit, nausées, hypochondre gauche tuméfiée. En examinant la région où existait la tumeur, je reconnais avec surprise que celle-ci avait disparu à part le cercle dur qui en formait le contour. Les batte- ments à présent comparables pour la force à ceux de la radiale ne se percevaient plusquedans une petite étendue en-dessous du mamelon. Dans ce point la côte fracturée laissait un vide tel que le doigt indi- cateur pouvait s’y enfoncer. La per« ussion sur le coté donnait un son mat. Le coude se pliait, mais encore avec elFort. On continue la glace et l’crgotine. Toux, délire, après 72 heures de cet état, ro])prcssion la toux et les vomissements commencent à se calmer, on peut donner un peu de lait coupé. La tumeur acheva peu à peu de s’ellaccr et le bras reprit ses fonctions. .Mais le malade allàibli par tant de .saignées ne regagna un peu de force (ju’a\ ec beaucoup (le lenteur. Lorscpi’il lut enfin guéri, ou reconnut](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2234391x_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


