Cours de médecine clinique où sont exposés les principes de la médecine organique; ou traité élémentaire de diagnostic, de pronostic, d'indications thérapeutiques, etc.; ouvrage auquel l'Académie des Sciences a décerné une médaille d'or / [Léon Rostan].
- Léon Rostan
- Date:
- 1836
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Credit: Cours de médecine clinique où sont exposés les principes de la médecine organique; ou traité élémentaire de diagnostic, de pronostic, d'indications thérapeutiques, etc.; ouvrage auquel l'Académie des Sciences a décerné une médaille d'or / [Léon Rostan]. Source: Wellcome Collection.
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![des convulsions j mais vous vérifierez au’elles ne détermineront jamais de paralysies, à moins nu’il ne s y joigne une compression de tout l’hémisphère. Pai la meme pison, vous dissiperez par les saip-nées les heunplegies qu’elles auront produites, miand meme il y aurait une perte de substance considéra- ble ; tandis que ce moyen ne pourra jamais dissiper subitement une hémiplégie produite par une altera- tion organique dix fois moins étendue, qui siégera plus striés et optiques, ou un peu Les plaies du crâne, avec hernie du cerveau, vous donneront la preuve irrécusable de cette vérité : retranchez la substance cérébrale sortante, rien né Nous ne saurions donc admettre les rapports de paralysies des membres avec les régions du cer- veau , telles que nous les avons résumées plus haut d apres l’ouvrage qui nous occupe. ’ Quant aux rapports des muscles de la parole, de la mastication, des yeux, avec l’encéphale, ils ne peuvent s’éloigner de la loi que nous venons d’ex- primer; s’il y a quelques dilférences, elles doivent provenir du trajet que parcourent les racines de ces nerfs dans l’encéphale : mais nous n’avons pas ici le loisir de nous en occuper. M. Bouillaud présu- mait, lorsqu'il composa son livre, que les lobules anterieurs du cerveau renfermaient les organes île la parole; mais il faut observer que lorsque les lé- sions de cette partie ont aboli la phonation, il v avait turgescence et compression exercée, non seu- lement sur tout riiémisphère, mais aussi sur les ventricules et sur la hase du cerveau. Ces faits ne sont donc point décisifs; ils le sont d’autant moins que la lésion de la parole est accompagnée de beau- coup d’autres, de celles de l’intelligence surtout comme l’a très bien observé l’auteur lui-même. ’ Les cas morbides où la lésion de la parole serait sans complication de lésion intellectuelle, seraient ceux ou 1 insertion des nerfs vocaux serait affectée (I une manière assez peu grave pour n’entraîner ni turgescence, ni congestion dans le voisina<Tc, Ces cas existent quelquefois à la suite des attaques d’a- poplexie; mais les observations à nous connues ne sont pas encore assez précises pour que nous osions nous prononcer. L’auteur est ensuite conduit par son plan à re- chercher les inodificalions des jhnetions sensitives selon le siège do l'affection cérébrale. Cette question est beaucoup plus difficile que la précédente. 11 voudrait trouver des centres nerveux pour chaque perception sensitive ; il en présume l’existence' mais il pense que le tact général n’a point de siégé particulier... Tous les sens, y compris le tact, ne peii^vent être, selon nous, que des modifications de ia faculté de sentir, dont nous avons assigné plus haut les différens sièges ; chaque nerf sens’itif doit la modifier à sa manière dans les ventricules, et avec elle la substance du corps calleux qui préside à la pensee. Aussi ne trouvera-t-on jamais des centres de sensations circonscrits et partagés entre les di- verses régions du cerveau ; mais on pourra consta- ter les rapports de quelques lésions particulières des sens avec les points d’insertion de leurs nerfs Lorsque la surface sensitive de la moelle cesse de communiquer avec celle du cerveau, il n’y a plus de perception au-dessous de la lésion ; mais la fonc- 1011 de la pulpe médullaire qui la fournissait n’a pas perdu pour cela toutes ses fonctions : elle les exerce encore relativement aux fibres nerveuses du mou- vement avec lesquelles elle est en rapport. Ma s nous ne saunons entreprendre ici l’exanien de celte question qui sera traitée dans notre ouvrage sur Vlrrüalton et la Folie. uuvx.i^^e sur Les modifications des foticiions intellectuelles sut- le siege de l affect ion cérébrale paraissent diffi- ciles a constater, dit l’auteur, atterîdu 1% nue les ( eux côtes sont rarement malades en même temps et quun seul suffit pour la fonction; 2», nu’iiiié lésion un peu etendue réagit sur toute la maie en- céphalique et en trouble toutes les fonctions: S aiie la lésion de la parole, lorsqu’elle survient, empê- che le médecin d’apprécier les lésions intellectuel- les. Cette derniere raison n’est d’aucun poids, puis- que les muets intelligens savent se faire entendre Mais ce n est pas la question la plus importanté dans respece. ^ Ici l’auteur s’explique sur la perte de la parole par suite des affections des lobules antérieurs ; il I attribue surtout à la lésion de l’intelligence, ou du moins de la mémoire des mots; mais il’croit que la perte des mouvemens et de la parole se rattache encore a la même lésion, ou à peu près. Pour affirmer cela comme un fait, il faudrait être sur que la lésion dont il s’agit ne causât pas coiu^es- tion , turgescence, compression du système du co'rps calleux ; car il est bien certain que toute congestion du cerveau, quel que soit le siège de la lésion irui la provoque, peut tout .aussi bien abolir la mémoire des mots, que celle qui dépend de la lésion des lo- bules anterieurs. Toutefois, nous n’oserions affirmer quecelte dernière ne produisît pas plus efficacement celle abolition , puisque, d’après les observations ne hall, la faculté de se souvenir des mots est d’or- dinaire en proportion du développement de quel- ques unes des circonvolulions qui reposent sur la voûte orbitaire. Plus tard, et dans un autre ouvrao-e nous exposerons nos idées sur les organes des phré- iiülogistes ‘ hauteur est parti des données de la phrénoloo-îc ]>oiir .ajouter que certains hégaicmens ou des muti- les, sans perle de l’intelligence, peuvent dépendre (I un vice de celte région du cerveau. Il y trouve aussi la raison pourquoi les animaux, qui l’ont moins développée que l’homme, ne parlent pas* pourquoi l’enfant, qui n’a point l’intelligence cul- tivée, ne peut parler, t.andis que son ins’tinct, qui n a pas besoin d’éducation, lui apprend d’abord a leler; pourquoi le geste se perfectionne chez le muet intelligent; mais il faudrait montrer un muet qui ne fut point privé de l’audition , et ces muets rentrent dans les bègues. Beaucoup d’autres organes ayant leur siège dans les lobules dont il s’agit, on ne doit pas s’étonner, ajoute 1 auteur, du beau front de l’homme. Tout cela est vrai, mais il ne faut pas tout voir dans le front ; il faut penser à la région antérieure des corps calleux qui lui fournit une grande j?artie de sa substance blanche. Or, nous sommes persuadé que les lé.sions de celte partie de l’cncéphalc, ou sou tléfaut de développement, nuiraient pour le moins autant aux fondions des lobules antérieurs, que leurs propres lésions. D’ailleurs il est à présu- mer que si le corps calleux était peu développé dans la région qui fournit des fibres à la région frontale du cerveau, celle-ci devrait nécessaire- ment être peu volumineuse. C’est donc une étude a faire que cçdledcs rapports de développement des différentes régions du corps calleux, avec celles des hémisphères qui en reçoivent les radiations. Doit-on rapporter encoi’e aux vices de la région](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22015292_0584.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)