Leçons sur la grippe de l'hiver 1889-90 / par J. Grasset : recueillies et publiées par G. Rauzier.
- Date:
- 1890
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Credit: Leçons sur la grippe de l'hiver 1889-90 / par J. Grasset : recueillies et publiées par G. Rauzier. Source: Wellcome Collection.
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![« Celle affection a une marche aiguë, mais son évolution, quelque rapide qu’elle soit en Syrie, esl bien loin de présenter la brusquerie d’allure de la dengue des pays inlerlro[)icaux. A Bey- routh, pas de ces attaques foudroyantes qui terrassent le malade et le précipitent par terre au milieu de la rue ; pas de ces dou- leurs dorsales et articulaires violentes au point d’arracher des cris au patient et survenant avec la ra])idilé de la foudre ; pas de ces températures excessives qui, s’élevant en quelques heures, d’un seul bond, aux environs de 42“, retombent brusquement h la normale après vingt-quatre ou trente-six heures. »Dans les débuts les plus brusques, quelle que soit la violence du frisson initial, le malade a toujours le temps de rentrer chez lui et de se coucher. Très souvent, c’est après une nuit d’insomnie ou de cauchemars, de fatigue et de fièvre, que les signes de la maladie se déclarent . » Si donc nous comparons notre maladie, non plus à la dengue des pays interlropicaux, mais à la dengue de Syrie, les dilïôrences entre les deux alfections s’atténuent considérablement. — Le rap- prochement esl encore plus sensible si l’on compare l’épidémie actuelle à la dengue d’Égypte, décrite par M. le Cogniard *: «1“ La température, qui, d’après les relations d’épidémies antérieures et d’après ce que nous observions il y a deux ans, s’élève le plus ordinairement h 39“,5, 40 ou 41, se maintient actuellement dans des limites beaucoup plus modérées, et ce n’est que dans le très petit nombre des cas que nous avons pu voir le thermomètre marquer 40 ; chez presque tous les malades, il donnait comme maximum 39®,5 ou 39, le pouls restant en rapport avec ces élévations thermiques. D 2° L’embarras gastrique, l’étal saburral de la langue, les nausées, les vomissements, les crampes stomacales, sont infini- ment moins marqués que lors de l’éjiidémie de 1887. Bien plus, chez le plus grand nombre des malades, tous ces phénomènes disparaissent au bout d’un jour ou deux, et il n’est pas rare, celle * Semaine médicale, 1889, pag. 471.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21922172_0042.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


