Relation d'une épidémie d'angines couenneuses qui a régné dans les cantons du Mesle, du Pervenchères et de Bazoche depuis le mois d'octobre 1874 jusqu'au mois d'octobre 1875 / par le docteur Ragaine.
- Ragaine, Victor.
- Date:
- 1879
Licence: Public Domain Mark
Credit: Relation d'une épidémie d'angines couenneuses qui a régné dans les cantons du Mesle, du Pervenchères et de Bazoche depuis le mois d'octobre 1874 jusqu'au mois d'octobre 1875 / par le docteur Ragaine. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
38/112 page 38
![mère envoie constamment scs meilleurs sujets : aussi l'éduca- tion et 1 instruction que les enfants y reçoivent ne laissent vraiment rien à désirer. Les parents ne sont pas très-réguliers en tout temps à en- voyer leurs enfants à l’école;à certaines époques, les habitant* de la partie rurale principalement les conservent auprès d’eux pour être secondés dans leurs travaux. 1 Les pauvres envoient leurs enfants à l’école : pour eux l’ad- h mission est gratuite. L instruction est élémentaire, morale et religieuse. On enseigne à lire, à écrire et à calculer. Préjugés. — Les facultés intellectuelles de quelques habi- I tants, de la partie rurale principalement de ces cantons, sonl I peu développées; la crédulité, ainsique la croyance aux sor- I ciers et aux guérisseurs, y sont assez communes; ils accueil- | lent avec empressement toutes les innovations qui offrent à leur esprit quelque chose de vague et de surnaturel; ils ac- cueillent de même les remèdes plus ou moins secrets. Quel- ques-uns croient encore aux sorts : ils se servent de formules] de prières ou d’amulettes pour conjurer les maux ou les gens} qu’ils redoutent. Ils plongent les enfants dans les fontaines pour les guérir de} certaines éruptions ou du rachitisme; ils entreprennent des! voyages auprès de certains saints pour faire disparaître ces I éruptions; ils se font toucher par quelques individus pour se débarrasser, eux ou leurs enfants, du carreau ou des! écrouelles. Ils absorbent de grandes quantités de baratté (lait#' de beurre) pour se guérir de la dysenterie. Dans les cas de< cbules et pour les blessures ils emploient du cidre, du poiré ou du vin blanc dans lequel ils ont fait macérer les matières fécales du chat; enfin ils font usage d’eau bénite pour se débarrasser des fièvres intermittentes rebelles. 11 est facile de comprendre à quel point la plupart de ces préjugés sont nuisibles; combien de fois, en effet, n’ont-ils](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22368267_0038.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


