Relation d'une épidémie d'angines couenneuses qui a régné dans les cantons du Mesle, du Pervenchères et de Bazoche depuis le mois d'octobre 1874 jusqu'au mois d'octobre 1875 / par le docteur Ragaine.
- Ragaine, Victor.
- Date:
- 1879
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Credit: Relation d'une épidémie d'angines couenneuses qui a régné dans les cantons du Mesle, du Pervenchères et de Bazoche depuis le mois d'octobre 1874 jusqu'au mois d'octobre 1875 / par le docteur Ragaine. Source: Wellcome Collection.
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![Lorsque le malade est parvenu à la seconde période de la diphthérie, que la réaction fébrile est modérée, nous insistons sur l’usage du perchlorure de fer seulement à double dose] afin de le donner moins fréquemment et de pouvoir permettre au malade de faire usage, entre les prises de perchlorure et sans! crainte de neutraliser l’effet de ce médicament, de café, devins* amers, de quinquina, de coca, de l’élixir de Duero, de vin de Malaga, qui sont les seules substances que l’on parvienne à lui faire accepter. Car un des symptômes les plus alarmants au point de vue du pronostic, comme nous l’avons déjà signalé dans une partie de ce travail, c’est le défaut d’appétit, c’est le dégoût pour toute espèce de nourriture qu’éprouve le malade; nous ne sommes pas exclusif sur le choix des aliments, chez les enfants comme chez les adultes : nous cédons à tous leurs caprices et nous leur accordons tout ce qu’ils désirent. Une substance qui nous a souvent réussi dans la période la plus grave de la maladie, c’est l’usage de la glace. Le malade éprouve souvent dans le phannx un sentiment de feu, de brû- lure; cet organe est le plus souvent aussi encombré par des détritus de fausses membranes, par des mucosités collantes, il se contracte difficilement : la présence dans la bouche de mor- ceaux de glace que le malade avale de temps en temps apaise l’inflammation, procure un sentiment de fraîcheur et de bien- être dans le pharynx, entraîne en partie les mucosités, ré- veille la contractilité des muscles du pharynx; elle facilite la déglutition et réveille la tonicité de l’estomac. Il n’est pas rare alors d’observer, après l’usage plus ou moins répété de la glace, que le malade accepte plus volontiers les substances qu’on lui offre et qu’il manifeste le désir de prendre des aliments solides. Cette substance nous a paru d’un secours très-précieux dans 1 la paralysie consécutive du voile du palais, et nous avons con- staté que, sous l’influence de son action, les substances alimen- taires, liquides ou demi-liquides, avaient plus de chances i! It](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22368267_0084.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


